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lundi 27 juin 2022

Trafic automobile à Mostaganem : L’anarchie du stationnement ternit l’image urbaine

A Mostaganem, on oublie quelquefois les raisons pour lesquelles on a présenté sa candidature pour aller occuper un siège à l’APC.

Par Lotfi Abdelmadjid

Dans cette commune précisément et en l’absence d’un programme d’action, beaucoup d’actions semblent ne jamais être une priorité. Une ville qui prétend être touristique et qui reçoit, grâce à certains atouts, des milliers de visiteurs, ignore quasi totalement l’organisation urbaine. Et le plan de circulation qui doit gérer un parc automobile qui se quadruple en saison estivale, n’existe même pas.
Enfin, il existe comme étude jamais exploité. D’abord, parce que à l’APC de Mostaganem il n’y a aucune structure à même de s’occuper d’organiser le trafic automobile. Faut-il préciser que le trafic automobile à Mostaganem est un casse-tête qui ne dit pas son nom.
Ni feux tricolores fonctionnels, ni passages piétions, ni arrêts de bus matérialisés, ni signalisations verticales et horizontales, ni stationnement réglementé… Un cafouillage manifeste. Pour ce qui est du stationnement, nous remarquerons qu’au centre-ville, même avec une présence visible des agents de l’ordre public, on occupe très mal la chaussée. Sur une chaussée même étroite, on y stationne de part et d’autre, obstruant la fluidité du trafic.
La multiplication des stations de taxis, sans études aucune, amplifie la problématique. Le commerce informel, par une occupation extensive des espaces, fait de Mostaganem un petit «Bangladesh».
Les bus, bizarrement, stationnent même les ronds-points, occultant la visibilité aux automobilistes.
A cela il faut ajouter le diktat des gardiens de véhicules qui aggravent la situation du stationnement. Les commerçants, eux, viennent en remettre une couche à la débandade par l’occupation des trottoirs et surtout s’accaparant illégalement la chaussée, la mobilisant par des objets qui pourraient être des cônes de stationnement, des barres ou même de gros cailloux.
Au centre ville, les banques et certaines autres administrations se réservent le droit de mettre des plaques «stationnement réservé» sans être autorisé par un arrêté communal.
Les camions de livraison non organisés s’invitent à la débandade et créent le goulot dans les boulevard et les avenues.
Toutes les bordures des trottoirs urbains sont peintes en rouge et blanc sans explication aucune, car à Mostaganem on confond entre embellissement et interdiction de stationner.
A Mostaganem, il y un problème supplémentaire qui est celui de l’absence d’entretien des moyens facilitant le trafic automobile. Il y a des plaques de signalisation arrachées depuis plus de dix ans jamais remplacées, surtout celles des sens interdits ou celles des stop. Ce qui, en général, provoque des accidents urbains irréversibles.
Enfin, c’est quelquefois, la foire dans une ville qu’on n’arrive pas à moderniser parce qu’on ne parvient pas non plus à prioriser les tâches au niveau de la commune.
L. A.

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