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dimanche 2 octobre 2022

Emigration clandestine: 75 harraga interceptés sur les côtes du sud-est espagnol

Les équipes de la Guardia Civil et Salvamento (Sasemar) ont intercepté, ces derniers 48 heures, plus de 75 émigrés clandestins à bord de six embarcations (pateras-taxis). Selon des sources du gouvernement espagnol rapportées par le quotidien «La Verdad», les interceptés sont tous d’origine algérienne. Ces candidats à l’émigration clandestine des six embarcations, indique-t-on , furent abordés , la nuit tombée, à l’approche des côtes de la région de Murcia. Dans une des embarcations, localisée a treize miles nautiques au sud-est del «Monte de Las Cenizas -Cartagena», il y avait 15 personnes à bord dont 10 hommes, 3 femmes et 2 mineurs. La source d’information fait état d’une autre felouque, arraisonnée sur Cala Leño( Mazarron), avec 7 passagers tous de sexe masculin, apparemment en bonne santé. L’autre «patera» avec 8 hommes et une femme, a été interceptée par la patrouilleuse «Alcoran» des services maritimes à seize miles nautiques, toujours sur les côtes de la capitale de province Murcia. Le média espagnol relate qu’une autre barque à moteur hors bord transportant 17 clandestins, dont 14 hommes, une femme et deux enfants en bas âge, a été stoppée au large, soit à 15 miles nautiques face au village côtier «Monte de la Cenizas». Les candidats, dans leur totalité, furent reconduits au port de Cartagena par l’équipe de sauvetage maritime «Salvamar Draco». La même source indique, par ailleurs, que la dernière barque secourue par «Rio Arlanza» transportait 16 candidats clandestins, dont 3 femmes et 13 hommes de nationalité algérienne, affirme le correspondant du journal «La Verdad». Par déduction, si les candidats à l’Europe sont arrivés sur les côtes du sud-est de la péninsule, soit à Cartagena, c’est qu’ils sont partis , sans nul doute, des côtes de Mostaganem. Une mer calme, des réseaux futés et des tarifs exorbitants pour, quelques fois, des naufrages dramatiques. Sur un autre registre, il serait bien indiqué de savoir que «El Pais», quotidien national espagnol, rapporte sur ses pages que l’Algérie est un pays clé pour freiner l’émigration clandestine vers la péninsule ibérique. Selon ce même média en 2020 , ont débarqué sur les côtes espagnoles plus de 11 500 et 8 900 clandestins en 2021, ce qui représente 39,58 % de la totalité des sujets provenant d’autres pays. Cependant, malgré les frictions politiques entre les deux gouvernement à cause du revirement de la position sur le Sahara occidental de Pedro Sanchez, le journal précise que l’Algérie n’a jamais fait de pression sur l’Etat espagnol par l’envoi massif de clandestins. «El Pais» ajoute : «Nous ne pouvons pas monétiser la vie humaine. En revanche, indique une source diplomatique algérienne dans l’article, nous pouvons coopérer mais pas en monnayant les drames». «El Pais» affirme également que les autorités espagnoles se réjouissent de la collaboration des Algériens en haute mer pour empêcher les traversées clandestines, mais ne luttent pas assez pour démanteler les réseaux de trafic d’humains et ceux qui sont impliqués dans le négoce des clandestins. Car, selon la journaliste Marta Martin, les Algériens s’intéressent beaucoup plus aux organisations multidimensionnelles dédiées au narcotrafic.

19 mai 1956 à Mostaganem : les étudiants gravent l’empreinte mémorielle
Un 19 mai 1956 sous l’occupation des Français, les étudiants algériens entament une grève. Suite à une directive du FLN, ils décident de quitter les bancs des universités et lycées pour rejoindre les rangs de la Révolution de Novembre 1954, apportant ainsi un soutien décisif à la lutte du peuple algérien pour se débarrasser du joug de l’administration coloniale française qui, plus de 132 ans durant, a exploité de manière cynique les richesses de l’Algérie et mis tout un peuple dans la hantise de la pauvreté et l’ignorance. A Mostaganem, les étudiants ont commémoré le 66e anniversaire de ce sursaut avec des activités marquant la mémoire de ce cher pays. A l’ex-ITA, au centre-ville, on a grandement célébré la journée en présence du wali, Aissa Boulahya, accompagné du P/APW et des autorités civiles et militaires. Pour la mémoire, une conférence a été donnée par le Dr S. Baali sur le chahid Abdelkader Belarbi. Né le 9 janvier 1930 à Achaacha, il fréquente l’Ecole primaire à Picard (Khadra), Tenès, Mazouna puis accède au lycée René-Basset de Mostaganem de 1944 à 1950. Il y obtient un baccalauréat série mathématiques en 1950. Il fait des études à l’Université d’Alger où il réussit une Licence en droit en 1954 puis fait à Paris des études doctorales en Sciences Politiques. Il arrête son parcours alors qu’il est sur le point de soutenir sa thèse de docteur. Membre du PPA- MTLD, membre dirigeant de l’AEMAN qu’il représente à Belgrade et en Europe de l’Est, il est aussi membre fondateur de l’UGEMA le 4 juillet 1955. Il abandonne tout et retourne à Achaacha pour rejoindre le maquis. Il parcourt la Wilaya 4 puis la Wilaya 5 et devient un adjoint du colonel Bouguerra. Il tombe au champ d’honneur, les armes à la main à Chréa en 1959. L’autre fait marquant de ce 19 mai 2022, c’est la présence des étudiants en nombre impressionnant, présentant leurs projets de fin d’études.
Lotfi Abdelmadjid

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