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Alger
samedi 3 décembre 2022

Dernières précipitations au niveau national: Les barrages sont à près de moitié pleins

Les dernières précipitations enregistrées dans plusieurs wilayas du pays ont grandement bénéficié aux barrages de retenue d’eau qui ont vu leur taux de remplissage au niveau national se situer à 44,52 %.

Par Louisa A. R.

Les agglomérations connaîtront-elles les mêmes tracasseries en matière d’approvisionnement en eau que celles vécues l’année dernière ?
Les dernières fortes chutes de pluie sur plusieurs wilayas du pays ont été bénéfiques pour la reconstitution des réserves hydriques mais aussi pour la saison agricole, selon plusieurs experts en ressources hydrauliques. D’après un responsable à l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT): «Nous pouvons dire que comparativement au début de l’année ces taux sont moyennement acceptables». En effet, le taux de remplissage des barrages à travers le territoire national a atteint 44,52 %, à la faveur des dernières précipitations, selon Ouglaouane Mourad, coordinateur principal à l’Agence nationale des barrages et des transferts (ANBT). Dans les régions de l’ouest du pays, les barrages ont atteint 26 %, celles du centre 24 % et celles de l’est 61 %. Or, plusieurs barrages enregistrent des taux importants d’envasement, soit 13 %, fait savoir le responsable. Pour améliorer les capacités de stockage, l’Algérie fait recours aux méthodes de dévasement. «Des bateaux sont mobilisés pour extraire ces vases. Plusieurs projets sont lancés, notamment au barrage de Biskra (Foum El Gherza) où nous extrayons 8 millions de m3, le barrage de K’sob dans la wilaya de M’sila où nous enregistrons l’extraction de 5 millions de m3», précise Ouglaouane Mourad lors de l’émission «L’Invité de la Chaîne 2» de la Radio algérienne.
Cependant, le directeur des laboratoires des eaux à l’université Mouloud-Mammeri, Malek Abdeslam, estime que les quantités enregistrées depuis avril demeurent considérables et les pluies du mois d’avril 2022 sont trompeuses. Il a considéré, dans une récente déclaration, que ces précipitations semblent importantes et même supérieures aux moyennes mensuelles pour certaines stations de mesures. Or, elles sont très localisées et limitées. Mais l’évapotranspiration (hautes températures et vents chauds) consomme plus de 60 % et les rendements hydrologiques seront de 20 à 30 % seulement. Pour éviter le stress hydrique, il appelle à la récupération d’une grande partie des écoulements d’eau vers la mer après avoir «raté des millions de m3 lors des épisodes pluvieux depuis octobre avant qu’il ne soit trop tard, car les barrages et les nappes sont encore trop bas».
Pour rappel, les Algériens ont vécu une grave crise de l’eau l’été dernier. La baisse de la pluviométrie s’est caractérisée par un faible taux de remplissage national des barrages. Pour faire face à ce stress hydrique, le ministère des Ressources en eau a annoncé un programme d’urgence, celui d’un plan de rationnement de cette ressource vitale.

L. A. R.

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