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mercredi 8 février 2023

Après le «fiasco» de la Roja: Luis Enrique sous le feu des critiques de la presse espagnole

Au lendemain de l’élimination de l’Espagne en 8es de finale face au Maroc, les journaux déplorent un fiasco collectif et s’interrogent sur le futur de Luis Enrique. «La Coupe du monde est trop grande pour nous». En Une de son quotidien, «Marca» donnait le ton hier. Dans ses colonnes, le média madrilène parle d’un «fiasco» après les promesses non tenues de la victoire éclatante face au Costa Rica (7-0). Et s’exaspère du «manque d’éclat» de cette équipe qui n’a pas inscrit le moindre tir au but face au Maroc.
En Catalogne, «Mundo Deportivo» se moque des joueurs qui n’ont «pas fait leur devoir». Depuis le début de la compétition, le sélectionneur Luis Enrique répète qu’il a demandé à chacun de ses joueurs de tirer 1 000 penalties en club avant le Mondial. Une manière de conjurer le mauvais sort après l’éviction aux tirs au but face à la Russie en 2018.
Le quotidien l’a même renommé Luis Padrique, contraction d’Enrique et de penalty. Il lui reproche deux «grosses conneries», celles d’avoir choisi lui-même les joueurs qui devaient tirer ainsi que l’entrée de Sarabia à la 118e minute, spécialement pour la séance de tirs au but. Le Parisien s’élancera en premier pour voir sa tentative repoussée par le poteau. Le sélectionneur cristallisait les critiques des quotidiens hier.

L’Espagne trahie par son jeu inoffensif
Tous ou presque parlent d’une «fin de cycle», à l’image de «AS». Avec en Une «C’est terminé», le journal regrette le «manque d’amélioration par rapport à Hierro» et le fait que l’Espagne perde contre «deux équipes beaucoup plus agressives (Japon et Maroc)».
La question de l’avenir d’Enrique à la tête de la Roja se pose donc. «AS» assure même que la fédération «doute qu’il doive continuer».
Le média explique que le refus de prolonger en amont du Mondial n’a pas plu au président de la RFEF, Luis Rubiales. Son salaire, de 3 millions d’euros par an, n’aide pas non plus. Surtout, c’est son attitude qui semble avoir déplu en Espagne. L’émission El Chiringuito fustige son arrivée sur Twitch. «On a bien ri de ses streams mais ça a déconcentré les joueurs. Dans 40 ans, on se souviendra de ce Mondial uniquement pour cela», s’attriste le chroniqueur et ancien joueur Edu Aguirre. Avec un contrat qui expire le 31 décembre, le sélectionneur est dans une mauvaise posture et Marcelino ou encore Rafa Benitez sont annoncés pour lui succéder. Mais tout n’est pas à jeter et «Sport» se veut plus conciliant avec l’ancien du Barça. Si le média regrette le piètre bilan de la Roja depuis son sacre en 2010, il se réjouit de l’avenir de la sélection. «Il y a un futur : Pedri, Gavi, Nico Williams, Balde, Ansu… on ne peut que continuer à grandir».

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