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jeudi 23 mai 2024

Riposte iranienne contre l’entité sioniste: L’Algérie appelle toutes les parties à la retenue et à éviter l’escalade

La mission de l’Algérie auprès de l’ONU a affirmé que l’Algérie suit avec une grande préoccupation et une profonde inquiétude les développements survenus au Moyen-Orient, suite à l’attaque iranienne ayant ciblé des sites militaires de l’entité sioniste, en riposte à l’agression contre l’ambassade iranienne à Damas, appelant toutes les parties à la retenue pour éviter toute escalade dans la région.

Par Meriem B.

Dans son allocution, le vice-représentant permanent de l’Algérie auprès de l’ONU, Nassim Gaouaoui, a affirmé, à l’issue du briefing détaillé du Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, sur les développements survenus au Moyen-Orient samedi, après la riposte militaire iranienne contre des sites sionistes, que «la situation risque de déclencher une escalade grave pouvant entraîner la région et le monde entier dans une phase plus dangereuse où les choses pourraient devenir hors contrôle, dont la forme et les conséquences sont imprévisibles». Et d’ajouter : «L’Algérie suit ces développements avec une grande préoccupation et une profonde inquiétude, et met en garde contre les graves conséquences de toute expansion du conflit au Moyen-Orient». «Ni la région, ni le monde ne peuvent supporter une autre guerre», a souligné M. Gaouaoui, ajoutant : «Nous avons mis en garde, lors de la session du Conseil de sécurité qui a examiné les attaques de l’occupant israélien contre l’ambassade iranienne à Damas en début de ce mois, contre les dangers de ne pas mettre un terme au comportement de l’occupation et de son arrogance dans la région». «Nous avons également souligné que cet acte dangereux pourrait entraîner toute la région dans le conflit. Aujourd’hui, la justesse de notre opinion et la sincérité de notre mise en garde se manifestent». Le Moyen-Orient, a-t-il poursuivi, «passe par une conjoncture délicate qui impose à tous les acteurs internationaux à faire prévaloir la voix de la sagesse, afin que nous surpassions ensemble cette étape critique vers le bon port. La paix et la sécurité internationales ne sauraient être réalisées sans porter haut et fort les principes et les portées des Nations unies et la soumission de tous au droit international». Le diplomate algérien a déploré «la politique de deux poids deux mesures, la modulation des règles du droit international et les lectures contradictoires qui y sont données selon les intérêts et les passions, menacent de remettre en cause notre ordre international basé sur la primauté du droit. Nous sommes, aujourd’hui, à la croisée des chemins. Soit nous nous attachons au droit international sans altération ou opportunisme, soit nous sombrons dans l’anarchie et l’instabilité». Selon M. Gaouaoui, «les crises au Moyen-Orient sont liées organiquement et ne peuvent êtres vues séparément. Ainsi, il importe de traiter les causes radicales de ces crises, à savoir l’occupation israélienne, et les derniers développements ne peuvent occulter la cause centrale qui est l’agression contre le peuple palestinien sans défense à Ghaza. De même, les derniers développements ne peuvent prétendre au prétexte ou à une couverture pour lancer une offensive terrestre contre Rafah». «Toute attaque sur Rafah est totalement inacceptable et il importe d’éviter son exécution, car ses retombées sur la sécurité et la stabilité de la région seront catastrophiques», a-t-il dit, ajoutant que «l’apaisement de la situation au Moyen-Orient, sur le court terme, passerait inévitablement par un cessez-le-feu immédiat à Ghaza, et par l’arrêt de la machine de tuerie barbare et du châtiment collectif à l’encontre du peuple palestinien, et que la paix et la sécurité durables dans la région, sur le long terme, se concrétisent uniquement en permettant au peuple palestinien d’accéder à ses droits légitimes et inaliénables, et de mettre fin à l’occupation israélienne de l’ensemble des terres arabes». A cet égard, a-t-il enchaîné, «le Conseil de sécurité doit assumer ses responsabilités dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales, de prévenir la détérioration de la situation davantage en imposant un cessez-le-feu immédiat et permanent à Ghaza et d’œuvrer sérieusement ensuite à l’établissement de l’Etat palestinien indépendant avec Al-Qods comme capitale, et de mettre fin à l’occupation israélienne de toutes les terres arabes».

Israël et ses alliés assument la «pleine» responsabilité de toute escalade dans la région
Le représentant permanent de la Syrie auprès des Nations unies, Qussai Al-Dahhak, a prévenu que l’entité sioniste et ses alliés assumeront la «pleine» responsabilité de toute escalade supplémentaire dans la région, soulignant que le moment est venu pour ces derniers de revoir leurs politiques envers la région et de prendre des mesures pour mettre fin à l’agression sioniste à Ghaza. Intervenant dimanche soir, lors d’une session du Conseil de sécurité de l’ONU sur les menaces à la paix et à la sécurité internationales, Al-Dahhak a affirmé que «ce que traverse la région à présent est le résultat naturel et inévitable des actes agressifs répétés et des graves violations du droit international et de la Charte des Nations unies commises par les autorités d’occupation sionistes sur le territoire syrien et d’autres pays». «La Syrie a averti à plusieurs reprises le Conseil de sécurité et le Secrétariat général à travers des messages officiels des dangers de l’escalade et de l’explosion de la situation provoqués par les autorités d’occupation sionistes pour dissimuler leur échec à atteindre leurs objectifs militaires à Ghaza et pour trouver des justifications afin de poursuivre le génocide et les atrocités qu’elles commettent contre le peuple palestinien», a précisé Dahhak, soulignant que «l’occupant sioniste et ses alliés assumeront la pleine responsabilité de toute escalade supplémentaire dans la région qui menace la paix et la sécurité». Le diplomate syrien a, en outre, souligné que l’attaque iranienne contre l’entité sioniste est «légale et conforme à l’application correct et efficace du droit légitime de défense tel qu’il est stipulé dans l’article 51 de la charte de l’ONU». «Cette réponse est venue comme une nécessité urgente imposée par la persistance des autorités d’occupation israéliennes dans leurs crimes et leurs actions agressives», a-t-il soutenu.

À Ghaza, le bilan humain continue de s’alourdir
Le bilan de l’agression génocidaire sioniste contre la bande de Ghaza s’est alourdi à 33 797 martyrs et 76 465 blessés depuis le 7 octobre dernier, a rapporté, hier, l’agence palestinienne de presse, Wafa, citant des sources médicales palestiniennes. Selon la même source, l’armée de l’occupation sioniste a commis sept massacres contre des familles palestiniennes à Ghaza au cours des dernières 24 heures, faisant 68 martyrs et 94 blessés. Un précédent bilan faisait état de 33 729 martyrs et 76 371 blessés. La même source a également indiqué que des milliers d’autres victimes palestiniennes se trouvaient encore sous les décombres et sur les routes, et que les forces de l’occupation empêchent les ambulances et les équipes de la Protection civile de leur porter secours. Depuis le 7 octobre 2023, l’armée sioniste mène une agression sauvage contre l’enclave palestinienne qui a entraîné des destructions massives d’infrastructures, en plus d’une catastrophe humanitaire sans précédent.
M. B.

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