11.9 C
Alger
mercredi 8 février 2023

Rasmus Paludan sabote le rapprochement entre la Suède et la Turquie

Plus qu’un jeu d’enfant, c’est une partie de plaisir pour Rasmus Paludan et les racistes suédois et danois de son espèce. Chaque fois qu’à force de patience, de courbettes et de flatteries, le gouvernement suédois parvient à se rapprocher de son homologue turc, ce trublion au nom ridicule organise un rassemblement famélique de tarés faits à sa ressemblance devant l’ambassade de Turquie à Stockholm, et procède posément devant les caméras tendues vers lui à un autodafé du Coran. Un geste en apparence de pure provocation, commis par un malade doublé d’un sadique. En réalité un acte soigneusement étudié à la fois pour son islamophobie fondamentale, sa haine particulière de la Turquie, et son refus de l’adhésion de la Suède à l’Otan. Un triptyque partagé en Suède et ailleurs en Europe bien au-delà de son petit monde. Un acte de sabotage non moins caractérisé que celui qui avait ciblé l’année dernière dans les eaux territoriales suédoises et finlandaises les gazoducs russes Nord Stream. C’est d’ailleurs de la sorte qu’il est qualifié par les autorités suédoises, qui néanmoins l’avaient autorisé, ne laissant d’autre choix à la Turquie que de retrouver toute son opposition à l’adhésion de la Suède à l’Otan.

Il faut avoir à l’esprit que ce monstre de Paludan n’a pas agi au mépris de la loi suédoise mais dans le respect de ses dispositions. Une manifestation comme celle qu’il avait en vue exigeait l’autorisation de la police, qui pouvait donc la lui refuser. Mais au lieu de cela, elle la lui a accordée, parce que pour elle il y avait plus sacré encore, la liberté d’expression. Pour les Turcs, qui étaient visés en premier, comme pour tous les musulmans, la responsabilité en incombe d’abord aux autorités suédoises. On ne sait pas trop jusqu’à quel point les choses étaient en train de s’arranger, quant à l’entrée dans l’Otan, mais après ce qui vient de se passer, la Suède en est plus éloignée aujourd’hui qu’au moment où elle posait sa candidature. Paludan lui a fait faire un grand bond en arrière. Son acte de sabotage est, qui plus est, aisément reproductible. Il ne coûte rien, il ne nécessite aucune capacité particulière, aucune technicité, à la différence du sabotage en mer Baltique. Son auteur peut le recommencer autant de fois qu’il lui plaira. On peut d’ailleurs être sûr qu’il n’y manquera pas. Dès lors qu’il lui semble que la Suède, dont il n’est d’ailleurs citoyen à part entière que depuis peu, est en train à grand renfort de cajoleries d’amadouer la Turquie, il convoque les médias devant l’ambassade de Turquie à Stockholm, et voilà la Suède qui se retrouve plus que jamais en danger de connaître le même sort que l’Ukraine. En effet, pour la Suède d’après le 24 février, hors de l’Otan point de salut. Elle s’estime être, aujourd’hui qu’elle n’est ni dedans ni dehors, en grand péril d’être attaquée, et sans que l’Otan soit en droit de faire jouer à son profit l’article 5. Rien de cette peur irrationnelle, la même d’ailleurs que celle qu’éprouve la Finlande, n’échappe à Paludan en particulier, et à l’extrême droite raciste et anti-atlantiste en général. Cette graine de nazis appuiera là où ça fait mal aussi souvent que nécessaire. Il lui faut si peu pour cela. Si encore il n’y avait pour la Suède que Paludan à souffrir. Il y a aussi les exigences théoriquement impossibles à satisfaire de la Turquie, et dont il faut néanmoins tenir compt

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img