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samedi 10 décembre 2022

Les appels au dépistage précoce se multiplient / Cancer du sein : 14 000 nouveaux cas par an en Algérie

Octobre rose est une campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser au dépistage du cancer du sein. Alors que ce mois est en train de débuter, il convient de préciser que la prise en charge des «à-côtés» (suivi psychologique notamment) est loin d’être correcte pour tous les malades.

Par Meriem Benchaouia
Face à une maladie aussi redoutable que le cancer, les patients sont souvent confrontés à un long parcours de soins, menant pour les plus chanceux à la rémission. Une épreuve avant tout mentale, souvent ponctuée par des contraintes objectives et d’autres qui le sont moins, et rendant au final ardue toute bonne prise en charge.
En Algérie, même si les responsables se succèdent pour affirmer que la mise en œuvre du Plan national contre le cancer avance bien, les malades continuent de souffrir des complications de cette maladie et de l’absence d’une bonne prise en charge médicale.
Elles sont des milliers de femmes à décéder chaque année d’un cancer du sein, alors que 14 000 autres nouveaux cas sont diagnostiqués, selon le registre des cancers relevant de l’Institut national de santé publique (INSP). L’estimation reste de fait très en deçà de la réalité, car le problème épineux de la prise en charge thérapeutique des cancéreux peine encore à être résolu.
La chimiothérapie et radiothérapie, deux phases cruciales dans le traitement, font toujours défaut.
A cet effet, le Dr Assia Moussaoui, spécialiste en oncologie au Centre Pierre-et-Marie- Curie», a appelé à élargir le diagnostic précoce du cancer du sein chez les femmes adultes âgées de 40 ans et plus. Lors d’une journée d’étude sur le cancer du sein, organisée à l’occasion de la célébration d’Octobre rose dédié à la lutte contre cette pathologie, Dr Moussaoui a affirmé que la négligence, ainsi que le manque de campagnes de sensibilisation et du dépistage précoce sont tous des facteurs qui mènent à la découverte de la maladie après un stade avancé, ce qui rend difficile la prise en charge de tels cas, appelant par là même à la nécessité d’organiser des campagnes de dépistage précoce de grande envergure, à l’effet de cibler un grand nombre de cette catégorie de la société. «Bien que certains cas de cancer du sein soient génétiques (10 %), les véritables facteurs d’atteinte ne sont toujours pas connus scientifiquement», a indiqué l’oncologue qui relève l’existence d’«autres facteurs environnementaux, comme
l’obésité, l’alimentation riche en gras, l’exposition aux rayons, la ménopause tardive, la consommation d’alcool et le tabagisme». Pour l’oncologue, le cancer du sein apparait en Algérie chez la moyenne d’âge de femmes adultes âgées entre 46 et 49 ans et parfois moins, et ce, a-t-elle ajouté, «en l’absence d’études scientifiques qui révèlent les facteurs de risque déclenchant cette pathologie chez cette catégorie». La femme atteinte de ce cancer est prise en charge au début de l’apparition de la maladie, à travers la chirurgie, la chimiothérapie et la radiothérapie, en sus du traitement hormonal destiné à stopper la prolifération des cellules cancéreuses et à empêcher la formation de vaisseaux sanguins qui alimentent ces cellules, a rappelé la spécialiste qui déplore la rupture, de temps à autre, de ce types de médicaments, ce qui entrave le soin.
M. B.

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