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vendredi 17 septembre 2021

L’acteur Hakim Soltan: «Je suis fidèle au théâtre… mais le cinéma m’emporte plus loin»

Abdelhakim Boudissa, artiste connu sous le nom de Hakim Soltan, est un jeune acteur qui a réussi une carrière riche et variée. Il a fait ses premiers pas dans le monde artistique avec l’association «Théâtre Elbelliri», à laquelle il exprime toute sa reconnaissance, mais s’est retrouvé quelques années après au cinéma. Il partage avec nous sa passion pour l’art et ses ambitions qui n’ont pas de limites.

Propos recueillis par Abla Selles

Le Jour d’Algérie : Comment avez-vous intégré le monde de l’art ?
Hakim Soltan : Chaque personne dans cette vie excelle dans son domaine, à sa manière et selon sa nature. L’art ne se limite pas à l’acteur ou au peintre seulement, mais c’est un style de vie choisi par l’homme. Devenir acteur est un rêve d’enfant que j’ai cultivé par la suite avec des formations au théâtre Elbelliri des arts et des lettres de Constantine qui est devenu ma maison depuis l’âge de douze ans. Par la suite je me suis inscrit à l’Institut municipal des arts de la ville. Mais j’ai commencé à toucher mon rêve du doigt lorsque le Théâtre national algérien m’a choisi pour jouer dans la pièce «Le rêve du père» avec le grand artiste Ahmed Bengetaf. J’ai travaillé aussi avec la grande dame Sonia dans la pièce «Les martyrs reviennent aujourd’hui» au Festival international du théâtre arabe en Jordanie. C’est à partir de là que les portes se sont ouvertes et j’ai intégré le monde de l’art.

Vous avez travaillé aussi pour le cinéma et la télévision, n’est-ce pas ?
Oui c’est vrai. J’ai eu la chance de travailler dans plusieurs films. Le début était avec mon ami Ahmed Riad avec qui j’ai participé à de nombreuses productions dont des films de guerre : «Les Scouts», «Le Facteur et le Marin». J’ai participé aussi à des caméras cachées «Prends la fuite», «Lharba tselek» et «Wach dak».
Mon premier rôle au cinéma a été dans le film «La vie continue», produit par le ministère de la Culture. Depuis, mes ambitions sont devenues plus grandes. J’ai participé ensuite au film «Zabana» puis j’ai interprété le rôle du Sultan de Fès dans le film documentaire «Ibn Khaldoun» avant de participer dans le feuilleton «Ibn Badis». Le dernier travail que j’ai fait est la série «Felbatima» avec le réalisateur Ahmed Riad. C’était une station très importante dans ma carrière artistique. En réalité, à chaque fois que je me retrouve avec une équipe professionnelle, une belle ambiance, cela me motive énormément pour m’investir pleinement dans le travail.

Entre le théâtre et le cinéma, où vous retrouvez-vous le mieux ?
Le théâtre et le cinéma sont deux domaines très proches. Ils sont même complémentaires.
Je les aime tous les deux. Je suit fidèle au théâtre puisque j’ai grandi sur ses planches, mais le cinéma m’emporte plus loin que j’imagine. Mais je pense que mon amour pour l’ambiance du cinéma peut m’amener à des participations et des travaux plus que dans le théâtre.

Parlez-nous du Théâtre Elbelliri dont vous êtes actuellement le président.
Le mouvement associatif, ou plutôt la Société Elbelliri pour les arts et les lettres de Constantine est l’une des plus anciennes associations algériennes activant dans le domaine artistique. Depuis toujours, cet établissement encourage et accompagne les artistes en herbe pour prouver et développer leur talent. D’ailleurs, de grands artistes sont passés par cette association, à savoir Hamoudi Hamza, Mourad Filali, Wahid Ashour, Ahmed Hamams, Zulaikha, Belhaj, Zahra Shabana, Mahdi Abbad, Murad Ghajati, Hisham Daoudi, Osama Telilani et autres. Maintenant j’essaye de poursuivre le travail et de continuer dans la même vision que celle de nos maîtres qui encourageaient la créativité, la bonne initiative et le talent des jeunes.
Il est vrai que ces dernières années on a eu de sérieux problèmes, mais on essaye de
s’adapter tout en poursuivant notre chemin et en défendant notre cause. Elbelliri est une famille qui peut différer, mais ne se sépare pas, nous ne désespérons pas, on se tend la main pour travailler. Nous aimons être efficaces et nous aimons rechercher et innover, pas imiter. Elbelliri n’aime pas la répétition et nous travaillons pour l’excellence.

Pensez-vous que le théâtre algérien connaître avoir des jours meilleurs ?
Oui, nous pouvons vivre une vraie révolution dans le domaine du théâtre en Algérie avec des jeunes qui aiment la scène. Ce n’est qu’une question de temps, car notre époque est mêlée de vitesse, de perspicacité et d’innovation technologique. Il y a beaucoup des jeunes qui travaillent sur des productions avec des techniques modernes. Ces travaux sont considérés comme un ajout esthétique à la scène.
A. S.

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