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lundi 8 août 2022

Hôpitaux: Accueil et orientation des malades, l’éternel point noir

Suite aux incessantes plaintes des citoyens, le ministre de la Santé réagit en donnant instruction d’améliorer les conditions d’accueil des malades et de leurs proches dans les centres hospitaliers. Ce problème qui intrigue et provoque même la colère des malades, se présentant notamment aux services des urgences, semble enfin faire réagir les autorités publiques. Malgré les instructions moult fois données et réitérées, les établissements de santé en Algérie connaissent une anarchie et une faille organisationnelle qui complique l’admission de malades, dont l’état nécessite parfois une prise en charge rapide. Pis, faute d’accueil convenable et d’une orientation ciblée, l’on assiste quotidiennement à des scènes de colère que l’on pouvait bien éviter. Ce point noir n’est pas sans conséquences sur la qualité des prestations prodiguées dans nos centres de santé. Hier, lors d’une réunion d’évaluation tenue par visioconférence avec les directeurs de la santé des wilayas et les responsables des établissements hospitaliers, le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, n’a pas manqué de revenir à la charge en insistant sur l’amélioration des conditions d’accueil des malades et de leurs proches dans les centres hospitaliers. Pour ce faire, le ministre de tutelle a appelé à la formation d’agents d’accueil et d’orientation, tout en soulignant l’impératif de «respecter les délais énoncés et de se conformer au calendrier de réalisation des programmes tracés». En attendant que les instructions de Benbouzid soient prises en considération, faut-il préciser que l’amélioration des conditions de prise en charge des malades dans les établissements de santé publique se heurtent souvent à des problèmes objectifs qui rendent leur concrétisation difficile. En cette saison d’été, à titre d’exemple, l’on apprend que le départ en congé de certains médecins et infirmiers et leur non remplacement rend la tâche d’offrir des prestations de qualité peu évidente. En manque d’effectif, les personnels de la santé sont souvent dépassés et des malades sont parfois contraints de rentrer chez eux bredouilles. Il est aussi à ajouter le sempiternel casse-tête des urgences, dont la gestion tarde à connaître une amélioration malgré les multiples mesures prises. Les autorités publiques, conscientes du poids de ces failles dans la prise en charge du malade, tendent d’y remédier à travers notamment la réalisation de nouvelles infrastructures. Lors de la rencontre d’hier, les directeurs de la santé avaient donné «des informations exhaustives sur l’état d’avancement du programme de projets des services des urgences médico-chirurgicales et des polycliniques, et les structures sanitaires nouvellement créées ou réaménagées», a indiqué un communiqué du ministère. Abderrahmane Benbouzid a appelé «à accélérer le rythme de réalisation des projets dans les wilayas accusant un retard, en application de la directive qui a été émise portant calendrier des réalisations de chaque wilaya». Il a cité, à ce propos, «le nombre de projets en cours de réalisation dans la wilaya d’Alger, en l’occurrence les services de réanimation dans les établissements hospitaliers de Beni Messous et El-Kettar, en sus du Centre anti-cancer (CAC) pour enfants au CHU Lamine- Debaghine (ex-Maillot) de Bab El-Oued, dont l’inauguration est prévue prochainement, ainsi que le service de radiothérapie du CHU Isaad-Hassani de Beni Messous».

Massi Salami

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