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mercredi 28 septembre 2022

Dans un délai ne dépassant pas cinq jours: Instruction pour en finir avec la pénurie de médicaments

Le problème des médicaments en rupture de stock devrait connaître son épilogue dans les tout prochains jours. Une instruction a été adressée, hier, par le ministère de l’Industrie pharmaceutique aux sociétés de production, d’importation et de distribution en gros des produits pharmaceutiques, leur enjoignant de diriger vers les pharmacies toutes les quantités de médicaments disponibles en stock et connaissant une «tension»,
dans un délai ne dépassant pas cinq jours.

Par Massi Salami

Cette même instruction, citée par des médias, a rappelé les entreprises en question de l’obligation de respecter les programmes approximatifs de production, de réception et d’informer la Direction de vigilance stratégique, avant trois mois, de tout changement de programmes. Le département de Lotfi Benbahmed a aussi précisé à l’endroit des concernés, qu’il sera procédé à des opérations d’inspection pour s’assurer du respect par ces entreprises des mesures décidées, ajoutant que toutes formes de pratiques illégales, telles que la spéculation, le monopole et la vente conditionnée seront punis dans le cadre de la législation en vigueur. La réaction du ministère de tutelle intervient suite au manque de différents médicaments signalé à travers le pays. Une situation qui met les malades et leurs familles dans un véritable embarras. Mais surtout qui aggrave les cas de certains patients en mal de remède au moment opportun. Le pire, faut-il le dire, est que cette pénurie touche même des médicaments indispensables et qui ne devraient, en aucun cas, connaître de rupture sur le marché national. A citer le cas de la Ventoline, remboursable, commercialisée à seulement près de 400 DA. Ce médicament destiné aux asthmatiques connaît depuis près de trois mois une pénurie. «Mon pharmacien me réserve une boite de temps en temps, soit à chaque fois que quelques quantités de ce médicament lui sont fournies», nous dira un citoyen, dont trois membres de sa famille sont asthmatiques. Il affirme qu’en raison de cette pénurie, l’utilisation de la Ventoline est drastiquement rationnée. «De par le passé, mes enfants et ma femme en prenaient dès que c’est nécessaire, mais avec ce manque ce n’est qu’en cas d’extrême nécessité…», raconte-t-il.
Bien d’autres médicaments manquent, mais ceux qui suscitent d’énormes inquiétudes et qui font réagir à chaque fois les familles des malades et les associations ne sont autres que ceux destinés au traitement du cancer. D’où l’urgence de mesures efficaces pour en finir avec ce genre de situation. Pour les plus nantis, faute de disponibilité sur le marché national, ils recourent aux médicaments importés au cabas ou se font délivrer leurs médicaments à travers des connaissances installées à l’étranger. Toutefois, une grande partie des malades ne peut se permettre d’acquérir des médicaments en dehors des pharmacies, utilisant leurs cartes Chifa pour limiter les dépenses.
S’exprimant en juin dernier, dans une allocution lors d’une conférence nationale intitulée «Souveraineté sanitaire, souveraineté pharmaceutique», le ministre de tutelle avait indiqué qu’un comité d’experts pluridisciplinaires, chargé d’émettre un avis sur la liste des médicaments essentiels a été mis en place, «pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie indépendante».
«Ce comité sera une référence nationale concernant la disponibilité des médicaments et la veille stratégique y afférente. Il contribuera également à l’amélioration de la qualité des soins, à la rationalisation des dépenses pharmaceutiques et au développement et à l’orientation de l’industrie pharmaceutique nationale», avait-il expliqué.

M. S.

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