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dimanche 2 octobre 2022

Zéro Covid s’annonce dans le pays

Au rythme où va la baisse du nombre des nouveaux cas en Algérie, depuis deux jours sous la barre des 100, les premières grandes chaleurs ne seront pas arrivées que la pandémie sera déjà jugulée. Tout l’effort devrait se porter alors sur la vaccination, dont on ne parle plus guère. A se demander même si du moins elle poursuit son bonhomme de chemin. D’ici là, évidemment, il faut toujours craindre que l’abandon de plus en plus marqué des mesures barrières dans la rue, et ailleurs que dans la rue, ne réussisse à la faire repartir à force de constance. Encore qu’un tel retournement de conjoncture soit peu probable, sauf survenue d’un nouveau variant bien plus contaminant que ceux qui sont déjà en circulation. Autrement le retour des beaux jours devrait profiter à tout le monde, y compris donc aux pays le plus durement frappés par le Covid-19. En termes d’impact, le contraste est si frappant d’un continent à l’autre, entre l’Afrique et l’Europe par exemple, que la bonne comparaison n’est pas entre deux pays, l’un européen et l’autre africain, car leurs chiffres respectifs sont si éloignés les uns des autres qu’ils sont sans commune mesure. Ils ne sont pas comparables, en fait. La bonne comparaison, celle qui est la plus à même de résumer la situation, c’est celle qu’il faut faire entre un pays européen pris comme modèle des autres, la France par exemple, et l’Afrique dans son ensemble.

A elle seule la France a rapporté presque autant de cas confirmés que toute l’Afrique. Pour ce qui est des décès, la différence n’est pas si grande, l’Afrique enregistrant cependant un plus grand nombre. Le même exercice, mais impliquant les deux continents, fait ressortir en revanche une telle différence que l’on se demande si c’est bien la même maladie qui a circulé et circule encore dans ces deux parties du monde. Près de 40 millions de contaminations en Europe, à peine plus de 4 millions dans toute l’Afrique. Moins de 110 000 décès en Afrique, près de 900 000 en Europe. Qui aurait cru au début de la pandémie qu’un tel tableau serait possible ? La première l’OMS a conçu la crainte que le nouveau coronavirus ne décime l’Afrique. Alors que celui-ci circulait déjà en Europe, et qu’il frappait durement l’Italie, il se trouvait encore des pays pour croire que cela ne leur arriverait pas, car leur système hospitalier serait bien mieux fait, bien mieux portant que celui de l’Italie. Nombre de ces pays aujourd’hui ne sortent d’un confinement que pour rentrer dans un autre. Partout en Afrique, la pandémie est en décrue. C’est aussi le cas en Asie. Cela veut dire que le temps où elle retombera d’elle-même n’est pas bien loin désormais. C’est déjà le cas en Chine, où les nouvelles contaminations se montent depuis plusieurs mois déjà à moins d’une dizaine par jour, et encore, pas tous les jours. Même constat dans d’autres pays asiatiques, mais aussi dans une partie de l’Afrique. Ce pourrait être le cas en Algérie à l’approche de l’été. Pour ces pays, s’il faut vacciner, c’est moins par crainte d’un rebond interne que d’une nouvelle contamination depuis l’extérieur. Dans le pays, il s’en trouve pour avancer que si l’épidémie régresse, c’est parce qu’elle a déjà suffisamment circulé pour induire un certain degré d’immunité collective. C’est ce que suggèrerait un sondage réalisé par un organisme public. Résultat pour le moins surprenant, sachant qu’aucun des pays les plus infectés, parmi lesquels ceux où la vaccination est la plus avancée, n’a encore rapporté une information de ce genre.

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