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jeudi 6 octobre 2022

Zeghdar au sujet des industries sidérurgiques et métallurgiques: Les professionnels de la filière appelés à s’organiser en cluster

En vue de concrétiser les objectifs de la filière industrie sidérurgique et métallurgique, relatifs essentiellement à l’augmentation de la production nationale, à la réduction des importations et à l’accès aux marchés extérieurs, le ministre de l’Industrie, Ahmed Zeghdar a instruit les opérateurs économiques de l’organiser en groupe professionnel interactif (Cluster), incluant des petits groupes pour chaque branche parmi les branches de ces industries, à savoir l’aluminium, l’acier et le cuivre, pour s’ériger en force de proposition et lui assurer un accompagnement par les Pouvoirs publics.

Il sera également procédé avec la participation des opérateurs économiques et des utilisateurs des différents produits industriels, « à la mise en place d’une plateforme souple, en vue de protéger la production nationale des importations anarchiques, d’une part, et accompagner les entreprises qui pâtissent de difficultés et d’obstacles sur le terrain », d’autre part. Le ministre qui intervenait lors d’une réunion qu’il a présidée au siège de son département ministériel, ayant regroupé les opérateurs économiques de la filière des industries sidérurgiques et métallurgiques en Algérie, Zeghdar a mis en exergue les richesses naturelles et les structures industrielles dont recèle l’Algérie à même de lui permettre de devenir l’un des pays leaders dans les industries sidérurgiques et métallurgiques. Il a mis l’accent sur l’importance de cette filière stratégique qui finance et booste les autres secteurs industriels et économiques. Ces dernières années, les industries sidérurgiques et métallurgiques ont enregistré un progrès remarquable, les exportations algériennes des matériaux ferreux ayant atteint 927 millions de dollars en 2021, contre seulement 11 millions de dollars en 2017, alors que ses importations ont baissé en 2021 à quelque 3 milliards de dollars, contre plus de 6,5 milliards de dollars en 2017, après l’entrée en production de plusieurs investissements structurants dans ces industries. Pour poursuivre cette dynamique, le ministre a souligné la nécessité de récupérer la valeur ajoutée importée à travers l’exploitation de tous les moyens naturels, industriels et humains, pour se défaire de la dépendance de cette filière des intrants importés, notamment après l’entrée du projet de Gara Djebilet en phase de production, ce qui évitera à l’industrie algérienne d’importer du minerai de fer à l’avenir. Zeghdar a appelé à exploiter les mutations économiques survenues à travers le monde ayant engendré une hausse des coûts dans la majorité des pays industrialisés, notamment en matière d’énergie, de main-d’œuvre et de transport et à consentir davantage d’efforts pour accéder aux marchés africains et voisins avec un produit national plus compétitif en termes de prix et de qualité.

 Louisa A.R.

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