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dimanche 18 avril 2021

Volailles, fruits et légumes…: Des responsables tentent de justifier la hausse des prix

Au lendemain du Conseil des ministres lors duquel le problème de l’instabilité des prix a été posé et où le chef de l’Etat a chargé le ministre du Commerce de mettre en œuvre les mesures liées à la loi sur la concurrence afin d’en finir avec le monopole et les pénuries, plusieurs responsables s’expliquent sur cette hausse des prix qui a touché tous les produits.

Par Thinhinene Khouchi

Le phénomène de l’instabilité des prix, notamment la hausse générale des différents produits a atteint son pic cette année. Lors d’une réunion périodique du Conseil des ministres, ce problème a été posé et le président de la République a instruit de prendre des mesures afin de garantir la stabilité des prix des viandes sur le marché national, de mettre fin au monopole, à la pénurie, et a insisté sur la lutte contre la spéculation qui engendre souvent la hausse des prix. S’expliquant quant à cette hausse, le président-directeur général de l’Office national des aliments du bétail et de l’élevage avicole, Mohamed Betraoui, a justifié l’augmentation des prix des volailles par l’augmentation des prix de leurs aliments sur les marchés internationaux touchés par la pandémie de Covid-19. Il a révélé que les prix du maïs et tourteau de soja, qui représentent 80 % de la composition des aliments pour volaille, ont augmenté de manière significative en moins de six mois. M. Betraoui indiqué, lors de son passage à la radio Chaîne 2, que «le prix du maïs sur le marché mondial en juin 2020 était d’environ 265 dollars, mais il a dépassé les 270 dollars ce mois-ci. Celui des tourteaux de soja en juin dernier était de 350 dollars, son prix dépasse actuellement les 590 dollars». Il a apporté des explications à l’augmentation des prix de la viande blanche, en particulier le poulet, assurant que «cette hausse est due principalement à l’augmentation des prix de leurs aliments sur les marchés internationaux touchés par la pandémie de Covid-19. En outre, il a révélé que la consommation moyenne algérienne de viande blanche est d’environ 50 000 tonnes par mois, affirmant que sa production de en Algérie dépasse les besoins du marché intérieur. Betraoui a souligné que les indicateurs de consommation de viande blanche en Algérie sont en ligne avec les indicateurs mondiaux qui atteignent 18 kg par personne, expliquant que la consommation moyenne de volaille en Algérie est de 15 kg par personne. De son côté, le directeur général de l’Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (Onilev), Mohamed Kharroubi, a indiqué à un média national que l’augmentation du prix de la pomme de terre, qui est passé à plus de 60 DA, a été causée par «des conditions météorologiques dans le Sud». Kharroubi a déclaré que les tempêtes de sable et autres, n’ont pas permis aux agriculteurs de récolter la pomme de terre. Il a assuré que «les opérations de commercialisation devraient être reconsidérées afin de contrôler les prix qui atteignaient 50 dinars sur les marchés de gros». Par ailleurs, Kharroubi a estimé que «la hausse du prix de la pomme de terre à plus de 80 dinars est  injustifiée». Afin de régulariser et contrôler cette situation, Kharroubi a indiqué que «des quantités importantes de pomme de terre stockées seront distribuées aujourd’hui (mardi) sur le marché de gros». En outre, en prévision du mois de ramadhan, dont la nuit du doute est prévue pour le lundi 12 avril, Mohamed Kharroubi a assuré que «les préparatifs vont bon train en vue d’assurer un approvisionnement régulier des marchés nationaux en légumes, fruits, viandes rouges et blanches». A ce propos, il a affirmé que la disponibilité des produits agricoles durant le mois sacré permettra de couvrir la demande nationale, d’où la nécessité d’arrêter un programme spécial pour avoir les produits en question.
T. K.

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