21.9 C
Alger
mardi 9 août 2022

Visite d’une délégation de l’Institut nigérian des études stratégiques: L’expérience algérienne dans le développement des zones d’ombre présentée

Une délégation de l’Institut national des études politiques et stratégiques du Nigeria (NIPSS) s’est imprégnée, samedi à Souk Ahras, de l’expérience algérienne dans le développement des zones d’ombre et la prise en charge des préoccupations de leurs habitants.

Par Lynda F.

La délégation, composée de 17 membres, accompagnée des autorités de la wilaya, s’est enquise des grands efforts déployés par les pouvoirs publics pour prendre en charge les préoccupations des habitants de la zone d’ombre Ouled Ali, dans la commune d’Ouled Idriss (13 km au nord de Souk Ahras), une zone qui a bénéficié de plusieurs projets, concrétisés dans le domaine des travaux publics, d’une salle de soins et une école primaire.
Les hôtes de la wilaya de Souk Ahras se sont également imprégnés des us et coutumes de la région à travers une exposition tenue à l’école primaire Taher-Tahraoui dans la même mechta, animée par des associations de wilaya, dont «La voix de la société civile», «l’Association de wilaya de la femme rurale» et l’Association des apiculteurs.
Les hôtes de l’antique Thagaste avaient entamé leur visite dans la wilaya de Souk Ahras depuis la ville antique «Madour» à M’daourouch (40 km au sud de Souk Ahras), où un guide touristique a relaté, sur les lieux, l’histoire de cette cité, capitale de la première université en Afrique sous le règne de Syfax (220-230 AJC), et d’où le premier roman dans l’histoire de l’humanité «L’Ane d’or» a vu le jour, écrit par le philosophe Lucius Apulée.
Les représentants de l’Institut national des études politiques et stratégiques du Nigeria ont également observé une halte devant l’olivier de Saint-Augustin (354-430) au centre de Souk Ahras, où le théologien et également philosophe passa à l’ombre de cet immense arbre millénaire de longues heures à prier, à méditer et à étudier.

La stratégie de prise en charge des problèmes environnementaux présentée à Annaba
Par ailleurs, la stratégie de recherche et de prise en charge scientifique des préoccupations liées à l’environnement et à la promotion de l’économie verte a été présentée, samedi à Annaba, devant cette même délégation, en visite dans plusieurs wilayas du pays pour tirer profit des expériences algériennes dans divers domaines.
La délégation nigériane s’est rendue au Centre de recherche en environnement (CRE), situé à l’université Badji-Mokhtar (Annaba), où elle a suivi une présentation détaillée sur les activités du Centre, qui incluent les domaines de recherche liés à la protection, le développement et la valorisation des ressources naturelles, à l’évaluation des changements climatiques et de leurs effets sur l’environnement, ainsi qu’à la protection contre les dangers de la pollution, en sus de la promotion de l’économie verte.
Les cadres supérieurs du NIPSS ont également visité les laboratoires de recherche relevant du Centre et se sont enquis des programmes de recherche liés à l’environnement, la biodiversité, l’environnement, la santé, l’économie verte et la gestion des déchets.
De son côté, la directrice du centre, Zihad Bouslama, a appelé à la promotion de la coopération algéro-nigériane dans le domaine de la recherche scientifique à travers la conclusion d’accords de coopération bilatérale.
Lors de la visite de la délégation à Annaba, la représentante de l’Institut national des études politiques et stratégiques du Nigéria a précisé que cet institut s’intéresse à l’expérience algérienne en matière d’élaboration de stratégies et de programmes destinés au développement et à la promotion de la qualité de vie de la population, notamment dans les régions pauvres et isolées.
Dans le domaine économique, la délégation nigériane a visité le complexe de la Société des fertilisants d’Algérie «Fertial» (unité d’Annaba) qui produit annuellement 1,1 million de tonnes d’ammoniac et de différents engrais et fertilisants.
Les membres de la délégation nigériane ont suivi un exposé sur les activités de cette société qui couvre les besoins du marché national en la matière et exporte ses produits vers des pays méditerranéens.
Les Nigérians ont manifesté de l’intérêt pour les activités de Fertial qui répondent aux normes internationales, notamment pour ce qui est du respect de l’environnement, et ont souhaité connaître l’origine des matières premières utilisées, la part des exportations et les perspectives d’ouverture de lignes d’exportation des produits de Fertial vers le marché africain.
L. F.

Article récent

--Pub--spot_img

Articles de la catégorie

- Advertisement -spot_img