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jeudi 6 octobre 2022

Ville de Tizi Ouzou : Un plan restrictif de l’alimentation en eau attendu ces jours-ci

L’Algérienne des eaux (ADE) de Tizi Ouzou devrait mettre en œuvre, ces jours-ci, un plan restrictif de la distribution de l’eau potable au niveau de la ville du chef-lieu de wilaya, avons-nous appris de sources proches de l’entreprise.

Par Hamid Messir

Ce plan scinde la capitale du Djurdjura en deux zones, à savoir le centre-ville et la nouvelle ville, et chacune d’elles aura de l’eau un jour sur deux.
Ces restrictions étaient très attendues en raison d’une très faible pluviométrie enregistrée cette année, engendrant un taux insuffisant de remplissage du barrage de Taksebt d’où est alimentée la majorité des populations de la wilaya de Tizi Ouzou avec un taux actuel au-dessous de 20 %. Par ailleurs, les services des ressources en eau ont annoncé des mesures visant à renforcer la mobilisation de la denrée rare face cette situation de crise par la réhabilitation de 20 forages et la réalisation de 27 autres durant cet été. La réception de 5 de ces forages interviendra ces jours-ci, en attendant d’autres vers la mi-juillet. Selon le directeur local Mokrane Djouder, qui intervenait dimanche sur les ondes de la radio locale, ces projets de renforcement de la capacité de production d’eau potable sont confiés à la filiale de l’ADE, Algeao, et le Groupe Cosider dont les travaux de réalisation avancent convenablement. Il sera question également de l’opération de captage de dizaines de sources au profit de nombreux villages, selon le même responsable. Cette crise de l’eau est encore plus ressentie par les populations des autres régions de la wilaya, avec une distribution qui commence à connaître de sérieuses perturbations. Les villages alimentés à raison d’une fois par semaine attendent, ces derniers jours, une dizaine de jours voire plus pour être alimentés. Et l’été ne fait que commencer et le pire des scénarios est redouté cette année, malgré les assurances des autorités. De l’avis de spécialistes, la Kabylie dispose d’un fort potentiel hydrique souterrain que l’on peine à exploiter. Le stress hydrique de cet été devrait inciter les autorités à se pencher sur cette option pour sécuriser l’alimentation des populations en eau potable et anticiper à y remédier, d’autant plus que le réchauffement climatique semble s’accélérer et impactera la mobilisation des ressources superficielles ou de surfaces.

H. M.

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