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mardi 27 septembre 2022

Vers l’ouverture de marchés de la «Rahma»: Mouton de l’Aïd et affaires scolaires à des prix concurrentiels

Afin de contrecarrer les pratiques spéculatives et dans le souci de baisser les prix qui touchent l’ensemble des produits, le ministre du Commerce, Kamel Rezig, a ordonné l’ouverture de marchés de la «Rahma» pour la vente de bétail et d’autres similaires pour les affaires scolaires à des prix «concurrentiels».

Par Louisa A. R.

En prévision de l’Aïd El Adha, le ministre du Commerce a instruit les cadres de son secteur, à différents niveaux, à l’effet d’organiser des marchés de la Rahma, dédiés à la vente de bétail à des prix concurrentiels, indique un communiqué du ministère. «Kamel Rezig a présidé, jeudi, une réunion de coordination en visioconférence, en présence des cadres centraux du ministère, des directeurs de commerce régionaux et de wilaya, au cours de laquelle il a donné des instructions pour l’ouverture et l’organisation de marchés de la Rahma à travers le territoire national, dédiés à la vente de bétail, en coordination avec les services concernés», a précisé le communiqué.
La même source a indiqué que le ministre a donné également instruction pour l’ouverture de marchés similaires pour la vente de fournitures scolaires à des prix concurrentiels et ce, sous la supervision des walis.
Lors de cette réunion de coordination, «le ministre du Commerce a ordonné aux directeurs du commerce de renforcer le contrôle des locaux commerciaux et d’intensifier les visites sur le terrain en mobilisant tous les moyens pour mettre fin aux pratiques commerciales douteuses, préjudiciables à la santé du citoyen», conclut le communiqué.
Après un rude ramadhan pour les ménages algériens, où les prix de presque tous les aliments entrant dans nos habitudes culinaires ont battu tous les records pour atteindre des niveaux inabordables, voilà qu’un autre événement religieux s’approche et le citoyen sera, encore une fois, mis à rude épreuve. Les poches déjà bien vides, le citoyen s’attend à se faire plumer lors des prochains jours. La célébration de l’Aïd El-Kebir représente un coût souvent lourd à supporter pour les familles algériennes. Cette année encore, l’Aïd El Kebir s’annonce coûteux de par les prix du bétail qui connaissent une considérable hausse sur le marché. Un scénario qui se répète quasiment chaque année. Le citoyen algérien devrait une nouvelle fois serrer la ceinture pour pouvoir se permettre un mouton. La flambée des prix a sérieusement irrité les foyers et pousse la majorité des familles à renoncer à cet achat.
En l’absence de contrôle et de régulation, cela fait des années que le problème de l’augmentation des prix à chaque arrivée des occasions religieuses ou autres se pose. Le ministère du Commerce tente en vain de faire face à la spéculation et les différentes stratégies mises en œuvre par son département n’ont pu éradiquer un tant soit peu cette pratique frauduleuse. Devant l’incapacité du département du Commerce à exiger des prix unifiés, les commerçants font la loi. D’un commerçant et l’autre, les prix sont différents avec un écart de 20 à 40 dinars pour un produit.
L. A. R.

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