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mercredi 1 février 2023

Vers la réforme du système LMD / Université : la licence passera à quatre ans

Pour combler les lacunes que présente ce système et sa réadaptation à la réalité socio-économique, le ministère de l’Enseignement supérieur œuvre pour la réforme du système LMD (Licence-Master-Doctorat) qui débouchera sur une licence de 4 ans au lieu de 3.

Par Louisa A. R.

Des années après son application dans les établissements universitaires, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique décide de réformer le système LMD qui n’a pas atteint ses objectifs. Ce système, en vigueur depuis 18 ans, a changé le cursus universitaire, réduisant la licence à 3 ans et introduisant le master à 2 ans. Mais depuis, ce système a suscité des mécontentements de la communauté universitaire.
En effet, depuis son application, il a constamment fait l’objet de critiques par les professionnels du secteur, notamment les enseignants qui dénoncent l’absence d’un outil de gouvernance et la non-adoption des normes de qualité de formation au niveau de l’Université. Ce système est arrivé à sa limite, disent-ils, insistant sur l’évaluation et
l’identification des dysfonctionnements. Dans le cadre des changements et correctifs apportés à ce système d’enseignement universitaire, le département de Kamal Baddari a décidé de prolonger sa durée de trois à quatre ans.
Lors de son passage à l’émission «Invité de la matinée» de la Chaine 1 de la Radio nationale, Djamel Boukezzata, directeur général de la formation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a déclaré : «Le système LMD fait l’objet d’une amélioration continue, et nous essayons de montrer ses atouts, notamment en termes d’ouverture au domaines économique et social».
Ainsi, le DG de la formation au ministère de l’Enseignement supérieur a dévoilé que la durée du système LMD passera de trois à quatre ans, tout comme fonctionnait le système classique. Ce changement portant la formation universitaire à 4 ans permettra certainement, selon les professionnels du secteur, de rehausser le niveau pédagogique des étudiants et leur conférer plus de temps à leurs travaux.
Le même responsable a fait savoir que le secteur s’efforce de faire de l’université une université citoyenne qui réponde aux préoccupations de son entourage, ce qui nécessite, selon lui, une visualisation.
L’invité de la Radio nationale a expliqué, en outre, que le secteur cherche à ajouter une troisième dimension à l’université. Il s’agit, a-t-il dit, de la dimension économique en faisant de l’université une contribution à la création de richesses et d’emplois afin d’atteindre le triangle d’or du bon enseignement et de la bonne formation et de la recherche scientifique utile et pratique.
Dans le cadre de l’université citoyenne et de son intérêt pour les affaires publiques nationales, l’intervenant a déclaré qu’un pôle universitaire a été créé pour s’occuper du dessalement de l’eau de mer, soutenu par un autre pôle spécialisé dans l’utilisation des eaux usées à des fins d’irrigation et d’industrie. Djamel Boukezzata a conclu que la première mission de l’université est la formation et l’enseignement de qualité, conformément aux normes internationales.
L. A. R.

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