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samedi 1 octobre 2022

Vente de cherbet, zlabia, kalb el louz dans les rues: Anarchie et manque d’hygiène étalés au grand jour

Défiant toutes consignes d’hygiène, de la cherbet dans des sachets en plastique, de la zlabia au miel, kalb el louz, mahchi, basboussa, envahissent nos rues. C’est une image qui déplaît à l’Organisation de protection et orientation du consommateur et son environnement (Apoce) qui prévient des risques de la consommation de ces produits, notamment la zlabia.
Durant le mois de ramadhan, les quartiers en Algérie sont envahis par des étals sur lesquels sont vendus toutes sortes de gâteaux traditionnels : zlabia, kalb el louz, mahchi, basboussa, etc. sans respect des consignes d’hygiène. Les clients s’agglutinent autour de ces étals, sans être conscients du danger potentiel.
C’est un risque auquel ils s’exposent et exposent leurs familles, selon l’Apoce. En effet, depuis le premier jour du mois sacré, presque tout le monde, à savoir les épiciers, les fast-foods, marchands de légumes… et même les gérants de taxiphone, vulcanisateurs, cordonniers, s’improvisent commerçants de gâteaux traditionnels et vendeurs de boisson en sachet ou le fameux cherbet dont raffolent les jeunes. Ces activités ont la particularité de s’exercer dans la totale illégalité et bien évidemment sans le moindre respect des normes élémentaires d’hygiène. Un véritable danger ! Malheureusement, ces sacs en plastique et ces gâteaux traditionnels sont exposés sous les rayons du soleil et la pollution des voitures. Et c’est pareil chaque année sans que personne ne réagisse.
Ce qui étonne, c’est que les consommateurs ne semblent pas dégoûtés par le fait que ces produits soient exposés à l’air frais, sans protection, et les achètent presque quotidiennement. Selon Moussa, nouveau marié qui raffole de la boisson magique, à savoir cherbet, «je ne risque rien, j’en achète chaque année chez le même vendeur et à ce jour je n’ai rien eu». Il ajoutera : «Je préfère acheter chez les jeunes qui n’ont pas de locaux car c’est moins cher». Même cas pour les vendeurs de zlabia et kalb el louz vendus à 35 DA le morceau chez les vendeurs de rue, contre 50 à 70 DA chez ceux qui possèdent des locaux. «J’ai trois enfants, à 70 DA le morceau ça me reviendrait plus cher, mais à 35 DA je peux leur faire plaisir de temps en temps», nous dira un père de famille rencontré hier à Bab El oued devant un jeune vendeur de kalb El louz. A ce propos, l’Organisation de protection et orientation du consommateur et son environnement enjoint, via sa page Facebook, de se méfier de la consommation de la confiserie traditionnelle, zlabia, durant ce mois de ramadhan. La même source révèle que sa consommation présente un risque extrême pour la santé humaine. «Elle augmente le risque de développer un diabète de type 2, car elle contient un pourcentage élevé de sucres, infections rénales, hypertension, obésité, car elle augmente les niveaux de cholestérol nocif dans le sang et réduit les niveaux de graisses bénéfiques dans le corps. Elle réduit l’efficacité de la circulation sanguine, ce qui atténue les chances que le sang chargé d’oxygène atteigne le cerveau, les articulations et les muscles, Anxiété et tension et surtout intoxication alimentaire, notamment si le produit était exposé des heures et des jours au soleil et à la fumée des voitures», met en garde l’Organisation dans sa publication sur Facebook.
Elle ajoute également que «la zlabia augmente de façon importante le risque de cancer».
Thinhinane Khouchi

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