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vendredi 12 août 2022

Vaccin anti-Covid produit en Algérie : Sortie des premières doses dans les prochains jours

Par La production du vaccin chinois contre la Covid-19, made in Algéria, est une affaire
de quelques jours uniquement. Vers la fin du mois en cours, les premières doses
de ce vaccin sortiront des lignes de production de l’usine de Constantine.

Louisa Ait Ramdane

C’est ce qu’a annoncé le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Lotfi Benbahmed, dans un entretien accordé au site électronique La patrie news. La date est donc connue. La réception du premier lot du vaccin algérien est prévue pour le 29 septembre. «L’Algérie a été identifiée en matière de productivité de vaccin comme un pays qui dispose d’une plateforme de huit laboratoires et une douzaine de lignes de production en fill and finish des produits injectables», a affirmé le ministre, soulignant que «le projet est confié a un groupe pharmaceutique public, Saidal en l’occurrence, car la production de vaccins relève de la sécurité sanitaire. Saidal a signé un mémorandum d’entente puis un contrat de partenariat avec la société chinoise Sinovac, dont les techniciens ont validé le site de Constantine». L’usine produira 1,3 million de doses en octobre, 2 millions d’unités en novembre, 3 millions en décembre et 5,3 millions de vaccins par mois à partir de janvier 2022. Les projections visent un programme de production de plus de 65 millions de doses par an. La capacité de fabrication de Saidal se situe autour de 320 000 doses par jour avec un shift de 8 heures. Ce qui nous amène à une possibilité d’avoir 8 millions de vaccins par mois, a souligné le ministre. Le volume sera doublé si l’on fait tourner deux brigades. Saidal adaptera sa productivité en fonction de la demande exprimée par l’autorité sanitaire et l’Institut Pasteur d’Algérie, a-t-il ajouté. Lors des réunions, ayant regroupé les différents acteurs au siège du Premier ministère, il a été requis de couvrir les besoins nationaux, c’est-à-dire fournir les 50 millions de doses nécessaire à la vaccination de la population adulte, auxquelles il faudrait ajouter les quantités destinées aux adolescents de 12 à 18 ans après recommandation du Comité scientifique, a fait savoir Benbahmed. Cela, sans perdre de vue l’éventualité de devoir compléter le plan de vaccination par une troisième dose ou aller vers une fréquence annuelle, a-t-il soutenu. «Nous nous inscrivons, aujourd’hui, dans l’objectif de vacciner notre population et aussi – c’est inclus dans le contrat avec nos partenaires chinois – de nous projeter sur une exportation vers certains pays arabes et africains», a-t-il encore précisé. Par ailleurs, le ministre de l’Industrie est revenu sur la facture de l’importation des médicaments. Il a expliqué que «dès la création du ministère de l’Industrie pharmaceutique, nous nous sommes attelés à rationaliser les importations et augmenter la production nationale. Nous avons constaté à notre arrivée, que beaucoup de projets de l’industrie pharmaceutique étaient à l’arrêt depuis 2017 à cause d’une économie extravertie pour laquelle la production nationale n’était qu’un slogan politique. Les lobbies de l’importation restaient très puissants. «Nous avons œuvré à juguler la surfacturation sur la matière première destinée à la production nationale et sur l’importation. Nous avons limité les programmes d’importation aux produits essentiels, en y interdisant les médicaments fabriqués localement et ceux qui périmaient inutilement en Algérie», a déclaré Benbahmed, précisant que «les ruptures étaient provoquées par une gestion des stocks au gré des intérêts d’un certains nombre d’opérateurs à transférer des fonds vers l’étranger». Selon le ministre, l’importation a été réduite à 300 produits. Ce qui a induit une baisse de la facture d’importation de 300 millions de dollars américains en 2020 et de 500 millions de dollars en 2021. La valeur maximale des importations peut ne pas être réalisée totalement. Il a fait savoir qu’en 2022, sera mise en place une plateforme numérisée, sur laquelle seront portés les programmes d’importation et de production et les dates de livraison. «Nous aurons, ainsi, une visibilité qui nous permet d’anticiper sur de potentielles ruptures, de demander de les corriger ou chercher d’autres fournisseurs. Les produits hospitaliers seront intégrés progressivement à cette procédure obligatoire pour les produits d’officine», a t-il conclut. L. A. R.

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