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vendredi 9 décembre 2022

Université de Mostaganem: Un consortium pour la défense des droits du genre

Rencontrée à l’occasion de la journée «portes ouvertes» sur l’entrepreneuriat et les métiers de l’artisanat organisées par le BLEUE et le Centre des carrières de l’Université de Mostaganem le jeudi 27 octobre, le Docteur Lamia Benhabib est enseignante chercheure et maître de conférences à la Faculté des sciences sociales. Elle est aussi coordinatrice au sein du Consortium international pour l’égalité femmes-hommes de l’AUF. C’est ainsi que l’intérêt de l’entretien avec cette académicienne s’est centré sur le projet qu’elle porte. En effet, ses travaux de recherche sont portés sur les inégalités, la discrimination sociale, les politiques de l’employabilité, le chômage dans le milieu de la femme. C’est à travers le Consortium international de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) qu’elle œuvre pour favoriser l’égalité femmes-hommes sur les campus à travers des actions concrètes des enseignants, des étudiants et des responsables des diverses facultés. Pour l’égalité femmes-hommes, ce projet duquel l’UMAB est partenaire, pilote, instrumentalise ses recherches sur les thématiques du genre visant l’équité et l’équilibre dans les campus. Le projet intervient bien évidemment pour donner une dimension académique à la question de l’égalité femmes-hommes. C’est la raison pour laquelle les études de genre est une contribution avérée dans la sensibilisation qui permet de percevoir la réalité de ces inégalités dont souffre le genre et de là y faire face. Ce projet est avant tout un exercice sur un champ d’actions citoyennes car le sujet, en Algérie, est assez sensible et exige une attention très particulière parce qu’il concerne les catégories les plus vulnérables. Dr L. Benhabib considère que le projet est avant tout un engagement de l’Université pour des objectifs de formation à l’éducation de la citoyenneté des femmes. L’intérêt de la question de l’égalité femmes-hommes ne doit plus rester latent, il serait opportun qu’il fasse surface à tous les niveaux universitaire, associatif, économique et culturel. Au vu des inégalités toujours manifestes, la question reste épineuse dans la vie quotidienne du genre, dans le milieu du travail ainsi que dans la vie conjugale. Le Consortium lance un défi de taille qui consiste à transmettre les informations utiles ainsi que les mécanismes qui permettent aux étudiantes des campus de faire bouger les lignes pour une cohabitation juste et égalitariste. Pour rebondir sur la formation, la chercheure affirmera qu’il est capital d’animer les jeunes étudiantes à s’inscrire sur des champs d’études qu’elles souhaitent, écartant ainsi les préjugés et les tabous. Et d’ajouter : «Le projet se centre également sur des programmes d’éducation orientés vers les filles dès leur jeune âge. Ce qui éviterait bien des discriminations préjudiciables et mettrait une barrière aux inégalités destructrices». Le Docteur L. Benhabib dira finalement que le cadre universitaire est en lui un facteur de bien-être et constitue un droit fondamental à l’égalité. Elle conclut en assurant qu’il serait opportun d’impliquer le mouvement associatif qui se bat pour la promotion de la femme en s’inspirant des celles qui ont réussi un parcours professionnel pour servir de modèles.
Lotfi Abdelmadjid

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