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lundi 4 mars 2024

Union européenne : L’économie va mieux mais des ombres se font menaçantes

Selon les dernières prévisions de la Commission européenne, la croissance devrait bondir à 5 % dans l’UE. Mais des «vents contraires» s’annoncent du côté des prix. Jusqu’ici, tout va mieux, mais les «vents contraires» se font aussi plus menaçants. Telle est, en substance, l’analyse que fait la Commission européenne de la situation économique actuelle et qu’elle livre dans ses dernières prévisions. Tout va mieux, c’est indéniable. La reprise, après la pandémie de Covid-19 qui a plongé le monde dans une récession sans précédent, est plus forte que prévu. Le produit intérieur brut (PIB) devrait bondir de 5 % en 2021 et de 4,3 % en 2022, au sein de l’Union européenne comme de la zone euro. Pour 2023, la croissance devrait atteindre 2,5 % dans le premier cas et 2,4 % dans le second. Avec la levée des mesures de restriction, les consommateurs ont puisé dans les économies qu’ils avaient accumulées au fil des confinements et largement alimenté la croissance. Les entreprises, qui ont bénéficié d’un large soutien des pouvoirs publics, ont résisté. Dans ce contexte, dès cet été, l’économie européenne a renoué avec son niveau d’avant la crise. Cette embellie est partie pour durer, prévoient les économistes de la Commission. Les consommateurs devraient en effet continuer à désépargner, le plan de relance européen de 750 milliards d’euros, dont les fonds ont commencé à arriver dans les caisses des Vingt-Sept, devrait faire sentir ses effets, tandis que le recul du chômage viendra nourrir cette croissance, largement portée par la demande intérieure. D’ailleurs, au deuxième trimestre, l’Europe a créé 1,5 million d’emplois. Et au sein de la zone euro, le taux de chômage devrait baisser de 7,9 % cette année à 7,5 % en 2022 et 7,3 % en 2023, selon la Commission. «Les perspectives de croissance de l’économie européenne sont extraordinaires, elles ne se représenteront pas de sitôt, peut-être jamais pour ma génération», a commenté Paolo Gentiloni, le commissaire à l’économie. Avant d’ajouter : «Donc c’est maintenant ou jamais pour les réformes». La politique accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) et la mise en place par tous les gouvernements de mesures de soutien ont permis d’éviter que soient détruits des pans entiers de l’économie européenne. Le plan de relance européen de 750 milliards d’euros et le maintien de politiques budgétaires expansives doivent désormais permettre aux Vingt-Sept de «changer leur économie», ajoute l’ancien Premier ministre italien, et de la mettre sur les rails d’une croissance supérieure à ce à quoi ils pouvaient prétendre avant la pandémie.

R. E.

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