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jeudi 6 octobre 2022

Une semaine après sa mort Des artistes rendent hommage à Bachir Yelles

Artiste peintre, miniaturiste, premier directeur de l’Ecole nationale des beaux-Arts, consultant en architecture des monuments, conservateur de musées ou encore enseignant, Bachir Yelles, le doyen des plasticiens algériens, a tiré sa révérence après une longue vie vouée aux arts et à la culture algérienne. Disparu le 16 août dernier, à l’âge de 100 ans, Bachir Yelles aura marqué son passage en dirigeant la conception des maquettes de Maqam Echahid (Sanctuaire du Martyr) et du Palais de la culture Moufdi-Zakaria à Alger, en plus d’avoir laissé son empreinte en intervenant sur la mosquée Emir-Abdelkader et en réalisant de nombreux timbres-postes dédiés aux métiers de l’artisanat et au costume traditionnel algérien. Suite à sa disparition, de nombreux artistes et anciens élèves de l’Ecole des beaux-arts ont rendu hommage à un pionnier qui a voué sa vie à l’art «à un moment où tout était à construire», dirigeant d’une main de maître une prestigieuse école pendant vingt ans en y intégrant des monuments comme M’hammed Issiakhem et Choukri Mesli.
L’artiste peintre et sculpteur, Rachid Djemaï, qui a intégré l’Ecole des beaux-arts en 1966, rappelle le mérite de Bachir Yelles qui a dirigé «l’Ecole de l’architecture et des beaux-arts et non pas juste les beaux-arts», précisant que cet établissement «assurait une formation en architecture, en art et en arts appliqués». Soulignant le dévouement et la rigueur du directeur, Rachid Djemaï salue la grande capacité de Bachir Yelles à «gérer des départements aussi importants, aussi différents et aussi exigeants les uns que les autres», rappelant qu’à l’époque il fallait «former des Algériens, trouver des formateurs et assurer la disponibilité du matériel nécessaire à chacun».
Le plasticien, journaliste et écrivain, Djaoudet Guessouma, a regretté la perte d’un «pilier de la culture algérienne qui avait très vite pris conscience de la nécessité de construire, former et algérianiser», ce qu’il s’était acharné à réaliser à la tête de l’Ecole. Etudiant de cette prestigieuse école lors des dernières années de service de Bachir Yelles, Karim Sergoua, plasticien et enseignant aux Beaux-Arts, salue la mémoire d’un «gestionnaire irréprochable qui croyait en ce projet de grande école».
M. K.

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