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lundi 8 août 2022

Une démarche stratégique qui garantira la sécurité énergétique et alimentaire: Cap sur la transition énergétique dans le secteur agricole

Insistant sur l’importance de cette démarche, le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables, Benattou Ziane a indiqué que « l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables dans le domaine agricole revêt un caractère stratégique  vu qu’elle contribuera à la sécurité énergétique et aussi alimentaire de l’Algérie ».

Par: Thinhinane Khouchi

« Le recours aux énergies renouvelables  permettra aux agriculteurs d’accéder à l’énergie  à moindre coût. cela en plus de réduire la facture énergétique de leur exploitation  essentiellement basée sur des carburants fossiles tels que le diesel » a indiqué le ministre de la Transition énergétique et des Energies renouvelables lors  de son discours d’ouverture d’un workshop sous le thème « la transition énergétique dans le secteur agricole » organisé par son département, et auquel ont assisté les ministres de l’Agriculture et du développement rural, Abdelhafid Henni, et des Ressources en eau de la Sécurité hydrique, Karim Hasni. Cette démarche s’inscrit en droite ligne avec les recommandations du dernier Conseil du Gouvernement appelant à atteindre l’autosuffisance et la réduction des importations, notamment de blé et de légumes secs, et l’extension de la surface agricole exploitée de 8 000 hectares à 2,4 millions ha, particulièrement dans les Hauts plateaux et dans les régions du Sud, a-t-il souligné. Ces nouvelles surfaces devront être « efficacement irriguées » en utilisant des EnR dans le but d’atteindre des rendements de l’ordre de 70 quintaux par hectare, a ajouté Ziane. Pour sa part, Henni, a assuré que son département œuvrera à encourager les opérateurs, publics et privés, dans le domaine agricole à investir dans des solutions d’irrigation, de réfrigération et de stockage utilisant les EnR, se disant confiant quant à leur adhésion à la transition énergétique dans le secteur agricole. Henni, a estimé que l’Algérie possède un potentiel « important » pour étendre les surfaces agricoles et augmenter ses capacités de production, particulièrement, des produits « stratégiques » à l’instar des céréales, des légumes secs, du lait, des légumes à large consommation et l’élevage des animaux, surtout pour la production des viandes blanches, dans le but d’assurer la sécurité alimentaire du pays. De son coté, Hasni, a soutenu que l’utilisation des énergies renouvelables, notamment dans l’irrigation, permettra une réduction « importante » des coûts, ce qui devrait encourager les investisseurs à aller dans les régions qui ne sont pas raccordées au réseau électrique. Il a estimé, en outre, qu’il est nécessaire de développer cette culture d’énergie renouvelable  auprès des agriculteurs. Intervenant lors de cette rencontre, le Commissaire aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique, Noureddine Yassa, a affirmé que la stratégie de la transition énergétique dans le secteur agricole devra être établie selon un tableau de démarches qui devront être entreprises et suivies afin de soutenir l’économie nationale et réaliser un niveau « acceptable » de sécurité alimentaire. Pour cela, il est nécessaire, selon lui, de ne ménager aucun effort qui contribue à baisser le recours aux énergies conventionnelles dans le secteur agricole en encourageant l’intégration des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en proposant des solutions « palpables » qui correspondent aux spécificités locales de chaque région. Lors d’une présentation sur « les priorités et les besoins en énergie du secteur de l’agriculture », Mira Touami, directrice au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, a indiqué que le département qu’elle représente a défini des priorités dans le déploiement des énergies renouvelables dans les exploitations agricoles, favorisant les exploitations déjà en production, non raccordées au réseau et fonctionnant actuellement au diesel. Viennent par la suite les terres agricoles affectées, pas encore exploitées et non raccordées au réseau électrique, et en troisième lieu les futurs périmètres agricoles à créer, a-t-elle ajouté. Touami a relevé que 13 600 exploitations sont concernées par cette démarche, dont 13 087 dans le Sud du pays, ajoutant que des projets pilotes ont été lancés à Adrar, Timimoune, Ouargla, El Oued et El Ménéa pour l’utilisation des énergies renouvelables dans le séchage des produits agricoles, l’irrigation, le chauffage des serres, la réfrigération et le stockage des produits agricoles et l’électrification de l’exploitation.

Thinhinane Khouchi

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