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vendredi 2 décembre 2022

 Sujets d’examen: Une cellule de veille contre la fraude et les fuites au sein des cours de justice

A l’approche des examens de fin d’année, le ministère de la Justice a adressé une note de service aux procureurs généraux près les cours de justice afin de procéder à l’installation d’une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour, en vue de prévenir et de lutter contre la fraude et les fuites des sujets durant les examens du Bac et du BEM.

Lundi 6 débutera l’examen du Brevet de l’enseignement moyen (BEM), celui du baccalauréat aura lieu la semaine d’après soit du 12 juin au 16 juin, et comme le veut « la tradition », les sujets de ces examens, notamment ceux du bac se retrouvent souvent sur la toile, une situation qui agace le ministère de l’éducation nationale. Afin de lutter contre ces pratiques qui nuisent à la crédibilité de ses examens , le ministère de la justice a indiqué dans un communiqué que « Dans le cadre de la sécurisation du déroulement des examens officiels du mois de juin courant, le ministère de la Justice a adressé, mercredi, une note de service aux procureurs généraux près les cours de justice, à l’effet de prendre les mesures nécessaires à la prévention et à la lutte contre la fraude et les fuites des sujets d’examens, notamment à travers le recours aux technologies de l’information et de la communication ». La note souligne « la nécessité d’un traitement judiciaire strict à travers la poursuite pénale immédiate, et ce en coordination avec les instances compétentes, à savoir les services de la police judiciaire et l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux TIC ». « Il a été demandé aux procureurs généraux d’installer une cellule de veille et de suivi au niveau de chaque cour de justice placée sous leur autorité, avec pour membres le directeur de l’éducation, le chef de sûreté de wilaya, le commandant du Groupement territorial de la gendarmerie nationale, le chef de service régional de la sécurité intérieure et toute partie concernée, en vue de prendre les dispositions et les mesures anticipatives pour suivre le bon déroulement de ces examens », ajoute le communiqué . Cette opération à pour objectif de « garantir la crédibilité des examens officiels », conclut la même source. De son coté, le ministère de l’Education nationale avait indiqué , à ce propos que « L’hypothèse d’une fuite des sujets du baccalauréat est quasi nulle» a ainsi assuré, Abbas Bekhtaoui, inspecteur central au ministère de l’Education nationale (MEN). Selon lui , « Toutes les mesures ont été prises par le ministère avec les autres départements, pour que les sujets soient élaborés dans la discrétion la plus totale, et arriver en toute sécurité jusqu’à l’élève le jour de l’examen », avait affirmé Bekhtaoui dans un entretien à la Radio nationale précisant que l’acte de diffuser le sujet diffère de celui consistant à les faire fuiter, ajoutant qu’un sujet peut être diffusé sur les réseaux sociaux une fois l’élève sorti de la salle d’examen au-delà de la moitié du temps imparti à l’épreuve. L’acte de diffuser le sujet ne fait courir aucune poursuite au « diffuseur ». Ce n’est pas le cas, en revanche, de la diffusion du sujet avant l’écoulement de la moitié du temps que dure une épreuve, a indiqué le responsable. Et de rappeler qu’aussi bien les candidats que les encadreurs ne sont pas autorisés à faire usage de leurs smartphones pendant le déroulement des examens. « En cas de diffusion des sujets entre le début de l’épreuve jusqu’à la moitié du temps imparti, l’auteur est passible d’une peine de prison et à des amendes », a signalé l’inspecteur central, réitérant que la possibilité que cela se produise est « très faible ».

Thinhinane Khouchi

 

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