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samedi 10 décembre 2022

Une année après sa disparition : Le village natal de Idir lui rend un vibrant hommage

Un hommage posthume a été rendu samedi soir au grand chantre de la chanson d’expression amazighe, Idir, dans sa ville natale Larbaa N’Ath Irathen, à Tizi Ouzou, une année après sa disparition.

Par Abla Selles

Organisée par une boite de production privée en collaboration avec l’Assemblée communale locale, l’Office national des droits d’auteur (Onda) et le Haut-Commissariat à l’amazighité (HCA), cette soirée était une occasion pour revenir sur l’œuvre, le parcours, les valeurs et le combat de l’artiste défunt. Cet évènement était aussi une occasion pour donner la chance aux jeunes artistes de prouver leur talent.
Abdelmadjid Bali, ancien de la Radio nationale Chaîne 2, lors de sa communication intitulée «Idir, l’humble et le phénix», est revenu sur «l’homme humble» qu’était le chanteur, ainsi que sur ses débuts dans la chanson et son parcours artistique marqué par une ascension dont le label était «le travail bien fait».
«Alors que les gens voyaient en lui un monument et hésitaient à l’approcher, il était, lui, modeste et timide et aimait aller vers eux», dira Abdelmadjid Bali. Sur le plan artistique et professionnel, «il était soucieux, dès le début, de capter l’attention du public par un travail bien fait qui était une exigence permanente chez lui», souligne-t-il. Une exigence qui explique, selon lui, «la longévité» de chacun de ses albums.
De son côté, l’artiste Bélaid Medjkane, du célèbre groupe «Tagrawla», à travers sa communication «Yidir Ad Yidir» (Idir vivra), est revenu sur l’immortalité de l’œuvre de l’artiste disparu qui, soutient-il, «a fait traverser toutes les frontières pour porter la chanson kabyle jusqu’au firmament universel».
«Idir était le premier à réaliser des scénographies aux couleurs du terroir pour ses chansons», a indiqué Belaid Medjkane qui est revenu sur ses différentes rencontres avec l’artiste, relevant que chacune d’elles «renforçait son attachement à cet artiste hors du commun».
De leurs côtés, Nacer Haddad et Saïd Khellil sont revenus, en tant que militants de la cause amazighe, sur «la modestie de l’artiste et son apport au combat identitaire», notamment par sa participation à divers galas organisés durant les années 80 par la communauté estudiantine à travers les différentes universités du pays.
Cette manifestation a été également marquée par la présentation de plusieurs jeunes talents, de différentes disciplines artistiques, inspirés par l’œuvre d’Idir et qui aspirent à poursuivre le chemin qu’il leur a tracé.
A. S.

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