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dimanche 26 juin 2022

Un nouveau récit de Rabéa Douibi: «Journal d’une jeune schizophrène» disponible dans les librairies

Un nouveau récit signé Rabéa Douibi vient de voir le jour. Dans ce nouvel ouvrage intitulé «Journal d’une jeune schizophrène», l’écrivaine invite le lecteur, à travers l’histoire poignante de la jeune Dounya tragiquement disparue, à méditer les valeurs de la probité et la compétence, préalables à une citoyenneté pleine et utile, perçues dans les sociétés soumises comme des motifs de disqualification.

Par Abla Selles

Edité par l’Entreprise nationale de communication, d’édition et de publicité (Anep), ce récit de fiction de 173 pages est rendu en quatre parties et commence par la découverte fortuite du journal intime de la jeune Dounya, atteinte de schizophrénie et tragiquement disparue après avoir avalé une surdose de neuroleptiques.
Pourtant rien ne pouvait présager une telle fin à cette jeune femme imprégnée de droiture et de valeurs de citoyenneté qu’elle s’était fixée comme seuls garde-fous dans la vie.
Puriste de nature, Dounya était une militante convaincue, sportive et brillante dans ses études, récemment retenue par le rectorat de l’Institut des sciences politique et relations internationales sur la liste des jeunes doctorants.
Première à découvrir «le journal intime de sa fille», Assia, médecin, mère soumise, commente les écrits datés de sa progéniture dans le tourment et le remord, ne pouvant faire son deuil et renvoyant la responsabilité à Djamel son mari, un riche entrepreneur et président d’un parti politique à vocation islamique.Au-delà des querelles domestiques que ne pouvait supporter la jeune disparue, Assia découvre les préoccupations sociales qui obsédaient sa fille, jeunesse désœuvrée, droits des femmes bafoués, domination du discours religieux, contestations sociales sans issues, autant de frustrations, sources d’un profond désarroi qui allait s’avérer fatal.
Le père de la malheureuse, découvrant à son tour le «recueil d’états d’âme» de sa fille, se voit très vite confronté à ses manquements inadmissibles et ses sautes d’humeurs inadaptées, sources de tous les malaises.
Faisant son «mea culpa», Djamel qui voulait contraindre sa fille à des séances d’exorcisme, non sans renvoyer la responsabilité à madame Diab, la psychiatre thérapeute qui, selon lui, n’a pu voir venir le drame, reconnaît les torts causés par son conservatisme archaïque et sa conception étroite des choses.
La narration de cette tragédie se poursuit avec la psychiatre qui s’est lancée dans l’«autopsie d’un acte de suicide», après
s’être vue remettre le fameux journal par Assia, dans l’espoir de rendre conscientes des peines et des regrets depuis longtemps refoulés pour susciter une abréaction rapide.
Dounya fait enfin part de sa vision du monde, basée sur la droiture, l’intégrité et la compétence et parle de «sa vie à elle» dans différentes situations, à la maison, à l’institut, sur le court de tennis ou attablée sur une terrasse autour d’un café, entre autres.
A. S.

 

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