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Alger
mardi 9 août 2022

Toxicomanie: Élargissement du traitement de la méthadone en Algérie

Le Secrétaire général du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelhak Sayhi, a mis en avant, hier à Alger, «l’importance de la méthadone comme traitement de substitution indispensable pour limiter les effets destructeurs de la toxicomanie» notamment les opiacés, soulignant la nécessité d’élargir ce traitement à compter de l’année prochaine. S’exprimant à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la toxicomanie, M. Sayhi a précisé que la lutte contre ce fléau dans notre pays a connu une nette évolution durant les dernières années à l’échelle multisectorielle, à la faveur de la création de l’Office national de lutte contre la drogue et de la toxicomanie (Onldt) et la prise en charge du traitement des toxicomanes. L’administration de la méthadone depuis le 5 janvier 2021 comme traitement de substitution à la toxicomanie, notamment les opiacés, «est indispensable pour limiter les effets destructeurs de la consommation de cette substance toxique particulièrement dans les milieux juvéniles, et éviter les autres risques sociaux et sanitaires (de contagion entre autres)». Après avoir mis l’accent sur «l’impératif d’introduire le traitement par la méthadone dans les priorités du programme d’élargissement à compter de l’année prochaine», le même intervenant a ajouté que «des règles strictes ont été mises en place pour prescrire et dispenser la méthadone, outre une feuille de route adoptant une expérience modèle d’une année pour évaluation durant la moitié de cette période et ce, en vue d’élargir progressivement ce traitement à d’autres centres de santé répondant aux conditions définies. La méthadone doit être dispensée à long terme au niveau de toutes les structures de désintoxication». De son côté, le sous-directeur de promotion de la santé mentale au ministère de la Santé, le Pr Mohamed Chekali, a expliqué que le traitement à la méthadone a des spécificités quant à son utilisation, d’où la nécessité de former les professionnels en la matière, faisant état «d’essais sur 100 patients au cours de cette année en attendant sa généralisation à d’autres centres une fois». S’agissant des effets secondaires de ce médicament, le Pr Chekali a indiqué qu’il est d’un grand bénéfice pour les toxicomanes, car il prévient des maladies plus graves, telles que le sida. Les centres intermédiaires de soins en addictologie accueillent près de 20 000 toxicomanes, tandis que le nombre des toxicomanes en réalité est bien supérieur à ce chiffre, d’où l’impératif de fournir davantage d’efforts pour lutter contre ce fléau.
O. N.

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