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samedi 10 décembre 2022

Tomate à 180 DA, pomme de terre à 90 DA, raisin à 250 DA…: Les fruits et légumes intouchables

La mercuriale a connu, ces derniers jours, une hausse fulgurante. Tomate, salade, carotte, pomme de terre, courgette, raisins… ont tous vu leur prix flamber. Toujours inaccessibles, les prix des fruits et légumes n’ont pas bougé d’un iota, ils sont toujours hors de portée.

Par Meriem Benchaouia

Sans répit pour la bourse des faibles revenus, les coûts des principaux produits de large consommation restent élevés et le maintien de cette hausse s’explique difficilement. Ceux qui ont fait leur marché récemment ont certainement ressenti cette flambée. Des ménagères rencontrées, n’ont pas été avares en mots pour évoquer la fièvre des prix des légumes qui a tendance à s’inscrire dans la durée. Sur les étals le constat est sans appel. Il faut payer le prix fort pour acheter des légumes. Il est clair, pour tous les citoyens, que le diktat des intermédiaires reste de mise. Un diktat qui persiste tout au long mais qui tend à devenir encore plus étouffant. Les arguments avancés par les vendeurs sont les prix élevés à l’achat chez les grossistes en cette période de l’année et la rareté de la marchandise. Un autre vendeur a indiqué qu’il se trouve dans l’obligation d’acheter sa marchandise en deuxième ou troisième main au marché de gros, ce qui entraîne, inévitablement, une hausse des prix. La loi de l’offre et de la demande fait le reste. Au final, c’est le consommateur confronté à cette hausse qui doit gérer afin de ne pas trop esquinter sa bourse. En dépit des plans échafaudés par les pouvoirs publics pour contrecarrer cette flambée, la hausse vertigineuse, particulièrement des produits agricoles, est toujours là. Tout un arsenal d’outils pour prévenir ces fluctuations des prix et pourtant ils continuent de jouer au yoyo. Les tarifs des produits agricoles affichés sur les étals hier donnaient froid dans le dos. Face à cette situation, les consommateurs n’ont de cesse de se plaindre, mais en dépit de cela, ils achètent. «On n’a pas le choix», nous a confié un père de famille. Une tournée à travers les marchés renseigne suffisamment sur l’état d’esprit des consommateurs. Sans surprise, les Algériens sont réellement inquiets, voire désemparés. Les prix sont vraiment hors de portée de la bourse moyenne. Pour de nombreux consommateurs, cette spéculation est due au manque de régulation du marché. Ils demandent à l’État de prendre ses responsabilités pour permettre aux ménages de survivre. De nombreux chalands rencontrés ont exprimé leur mécontentement à l’égard de ces prix, expliquant ce fait par la spéculation et le monopole exercés par certains détaillants en l’absence d’un contrôle et d’un suivi des marchés de gros et des chambres froides notamment. Ainsi, la pomme de terre a été cédée hier jusqu’à 90 DA le kilo dans la majorité des marchés et rares étaient les marchands qui la proposaient à 85 ou 80 DA. Ce tubercule, réputé comme légumes des pauvres, est désormais inaccessible pour les petites bourses. Quant à la tomate, elle ne descendait pas sous la barre des 180 DA/kg et la laitue était cédée à 190 DA. Les navets étaient à 130 DA et la carotte entre 100 et 110 DA/kg. La même fourchette de prix était maintenue du côté des marchands ambulants. Leurs prix ne différaient pas de ceux affichés sur les ardoises exposées dans les marchés. L’oignon, incontournable légume pour les ménagères, était proposé à 85 DA/kg. Les haricots verts à 300 DA, les poivrons entre 200 et 220 DA et les courgettes à 200 DA. Le chou-fleur à 170 DA le kilo et les aubergines à 180 DA. Pour ce qui est des fruits de saison, il faut dire que cette année le marché enregistre une large disponibilité mais les prix restent élevés et hors de portée pour la majorité des ménages. Ainsi, la banane était cédée entre 350 et 380 DA le kg, les raisins entre 220 DA et 250 DA, les poires entre 200 DA et 250 DA et les pommes à 200 DA.

M. B.

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