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samedi 24 février 2024

Tizi-Ouzou: L’eau en débat à l’APW

La problématique de l’eau à Tizi-Ouzou a été au menu d’une journée d’étude organisée, hier, par l’Assemblée populaire de wilaya (APW).

Par Hamid Messir
Des universitaires, des spécialistes, des élus et des responsables des différents secteurs concernés par la question de l’eau ont abordé la mobilisation et la préservation de cette ressource hydrique. Ils ont débattu pendant plus de quatre heures pour tenter de dégager des solutions face au stress hydrique qui s’accentue d’une année à l’autre, en raison des bouleversement climatiques. Des chercheurs de l’université Mouloud-Mammeri ont dressé un état des lieux mettant en avant la rareté de l’eau en dépit des potentialités que la région recèle. Ils ont également évoqué des pertes de quantités d’eau considérables, dues à la vétusté du réseau de distribution, au volume important d’eau de l’oued Sébaou qui termine en mer et la faible réutilisation de l’eau. Les intervenants ont tour à tour souligné la nécessité de recourir à la mobilisation des eaux non conventionnelles comme le dessalement de l’eau de mer, lutter contre le gaspillage de l’eau ou encore repenser la stratégie de récupération des eaux du principal cours d’eau traversant la wilaya de Tizi Ouzou, l’oued Sébaou. Même l’eau produite connaît des pertes de 30 à 35 %, a tenu à le souligner le wali de Tizi-Ouzou, Djilali Doumi, dans son intervention au début des travaux de la journée d’étude. Il a annoncé, à l’occasion, le début de réalisation de la station de dessalement de Tamda Ouguemoune, dans la commune d’Iflissen, en attendant le lancement de la seconde station d’Ait Chafaa (Azeffoune) pour renforcer et sécuriser l’alimentation de la wilaya en eau potable. De son côté, le président de l’APW, Mohammed Klalèche, a reconnu que, certes, «les pouvoirs publics ont engagé plusieurs investissements afin de mobiliser les différentes ressources hydriques et les acheminer vers les consommateurs, mais il reste beaucoup à faire, car les besoins dépassent les ressources disponibles». Selon lui, «les projets de dessalement de l’eau de mer sont une réponse stratégique de renforcement et de sécurisation de cette ressource qui devient malheureusement de plus en plus rare». Les intervenants de la journée d’étude ont recommandé à la fin des travaux «la multiplication des digues dans le Sebaou et dans toutes les rivières de la wilaya, le renforcement de la police des eaux pour la protection du domaine public, les nappes, le piquage, captage, fuite, rejets polluants, assainissement, industriels, la reprise, la relance et la redynamisation des barrages de Souk N’tlata et de Sidi Khelifa, la prise en charge de l’alimentation des régions sud-est de la wilaya, Bouzguene et les régions non alimentées par le barrage de Taksebt».

H. M.

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