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mardi 28 juin 2022

Théâtre régional de Constantine: Un monument culturel qui attire beaucoup de visiteurs

Le théâtre régional de Constantine Mohamed-Tahar-Fergani attire un grand nombre de passionnés d’art par ses peintures, ses motifs, ses sculptures, ses décors. Il est le reflet d’un style qui s’associe à la conception historique du théâtre à l’italienne.

Par Abla Selles

Cet édifice culturel et artistique est connu aussi par ses remarquables escaliers monumentaux. En effet, ces dernières années, l’établissement accueille quotidiennement des visiteurs de différentes régions du pays et même de l’étranger (avant le début de la crise sanitaire liée au Covid-19).
D’ailleurs, suite à la forte affluence des visiteurs, l’établissement exige d’être informé préalablement pour assurer le bon déroulement de la visite, peut-on lire sur sa page Facebook.
Cet endroit représente pour les passionnés d’art «l’histoire d’un endroit mythique, ensorceleur. L’histoire d’une vieille cité qui s’obstine à défendre sa conscience et sa mémoire». Ce théâtre, dont la construction a débutée en 1861, a été inauguré le 6 octobre 1883. Il est l’œuvre des architectes Jean Gion et Jean Monnier. Certaines, ou toutes, les sculptures ornementales sont de Gustave Germain (1843-1909). Le bâtiment est réalisé en pierre appareillée. Les façades sont des chefs-d’œuvre de l’architecture classique du 19e siècle. Le soubassement de la façade principale est en pierres brutes bouchardées. Dans la hauteur du hall, la façade est habillée d’un placage de pierres claires appareillées par joints creux horizontaux, et au niveau de l’étage, la façade est composée à l’antique : piliers en saillie, fenêtres avec frontons, balustres en balcons et acrotères, sculptures allégoriques en fond de niche encadrant les balcons.
Des travaux de réfection ont été entrepris à plusieurs reprises pour sauver les gros œuvres, la toiture et réhabiliter l’ensemble par des petits travaux de réfection. Et ce n’est qu’en 1973 que ce théâtre, devenu indépendant de celui de Annaba, a ouvert ses portes aux artistes de la ville.
C’est à cette époque-là qu’il a été doté de nouveaux équipements qui témoignent de l’évolution qui ont connu l’électricité,
l’éclairage, le son, le chauffage, la climatisation et surtout la sécurité contre les incendies.
L’aspect de la rénovation a été également l’amélioration du confort des artistes et des spectateurs.
Une œuvre première y fut donnée, celle de «Hasna ou Hassen» de Mohamed Benguettaf, mise en scène par Sid Ahmed Agoumi.
En 1980, il fut fermé, encore une fois, par les responsables de la Protection civile, en raison des risques encourus. D’autres travaux de première urgence furent entrepris alors sur la cage de la scène. Mais ces petits travaux étaient vains, le bâtiment nécessitait un réaménagement et une rénovation complète.
Ce n’est qu’en 1996 qu’une première étude de trois théâtres, à savoir Alger, Oran et Constantine, a été confiée à un bureau d’études français (Sodeteg).
Quelques années plus tard, le programme de rénovation des trois théâtres est remis à jour et commenceront les rénovations qui ont touché les trois théâtres dont les études ont été confiées à l’architecte Yahia Boulekroun.
Aujourd’hui, l’établissement dispose d’un archive artistique de haut niveau. D’ailleurs, pas moins de 40 œuvres théâtrales, produites par le théâtre régional de Constantine, ont été numérisées dans le cadre de la préservation du patrimoine culturel et la constitution d’une archive numérique artistique.
A. S.

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