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lundi 27 mai 2024

Théâtre national algérien La journée de la femme célébrée en musique

«Las mujeres de mi vida» (Les femmes de ma vie), un concert de musique traditionnelle du Sud de l’Espagne, a été animé, mardi à Alger, par le duo Elena Gadel et Marta Robles, en célébration de la Journée internationale de la femme, devant un public nombreux. Accueillies au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi (TNA), Elena Gadel au chant et Marta Robles (Composition, guitare et chœur) toutes deux, aussi créatives que virtuoses, ont enflammé la salle de spectacles Mustapha-Kateb durant près d’une heure, étalant une quinzaine de pièces tirées essentiellement du patrimoine de chants populaires espagnols qui s’exprime dans un mélange de flamenco, copla, rumba et pop, entre autres. Des pièces comme, «Navega Sola», «Cisne», «Loca», «Perdoname Por Eso», «Paraules De Amor», «Se Acabo» et «Nostalgia Milionaria», ont été rendues dans un élan créatif et une maîtrise technique très appréciés par le public.
«La Tarara» (la folle), également interprétée par le duo, est une chanson populaire du XIXe siècle qui raconte l’histoire d’une jolie fille qui dansait dans les champs pour le plaisir des paysans travaillant la terre, et qui avait inspiré le grand poète espagnol Federico Garcia Lorca (1898-1936) dans l’écriture de sa célèbre poésie éponyme.
Fringantes et enjouées, les deux artistes ont fait montre de toute l’étendue de leurs talents respectifs, mettant de l’entrain dans la salle en faisant participer le public dans une ambiance joyeuse et festive. Les sonorités des cordes piquées et les accords renversés de la guitare de Marta Robles caractérisant le genre flamenco, ont été renforcés par les dissonances harmoniques et les envolées phrastiques de l’artiste, donnant un champ d’expression plus contemporain, ouvert sur l’ensemble du bassin méditerranéen, à une musique représentative du sud de l’Espagne. Au-delà de leur génie et leur savoir-faire, le duo de femmes a toujours affiché sa volonté de s’affirmer, bravant, lors de cette journée internationale dédiée à la femme, les «qu’en dira-t-on» des conservateurs qui voient d’un mauvais œil la femme assurer le rôle de l’accompagnement et du solo à la guitare dans le genre flamenco, préférant la cantonner uniquement au chant et à la danse. «Las mujeres de mi vida», concert au genre musical introspectif, a mêlé les chants de complainte et de nostalgie du flamenco à des cadences renvoyant au jazz et aux rythmes sud-américains.

F. H.

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