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samedi 3 décembre 2022

Théâtre national algérien: «El Djathoum» bien accueilli par les Algérois

Après une série d’activités artistiques s’inscrivant dans le cadre de la commémoration du 68e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, le Théâtre national algérien (TNA) reprend la présentation des pièces de théâtre programmées pour le mois de novembre.

Par Abla Selles

Comme de coutume, le Théâtre national a déjà programmé les pièces de théâtre et spectacles artistiques devant être présentés pour le mois courant.
Mardi soir, la générale de la pièce de théâtre «El Djathoum» était présentéé à la salle Mustapha-Kateb au TNA. Il s’agit d’un drame qui critique l’autoritarisme et l’ordre social régi par des lois conventionnelles rétrogrades.
Produite par le Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi (TNA), «El Djathoum» (Le spectre de la nuit), mise en scène par Abdelkader Azzouz, sur un texte de Wafaa Brahem-Chaouche, est une critique d’un ordre social établi à travers une histoire de mariage arrangé entre une jeune femme rebelle et un chef de village.
La pièce raconte en 90 mn l’histoire de Sadek El Kebir, un chef de tribu qui demande la main de Fouzia, jeune femme rebelle qui conteste ce mariage arrangé par sa mère, campée par Wahiba Baâli, qui voit en ce prétendant un homme aisé et surtout doté de pouvoir.
Forcée par sa mère qui obéit à la pression des habitants du village soumis à l’autorité du cheikh Sadek, Fouzia défend son choix de refuser un mariage forcé avec celui qui va se révéler, plus tard, être l’assassin de son père et de tous ses prétendants.
Les rebondissements de cette histoire entre Fouzia et son prétendant constitue l’essentiel de cette pièce déroulée sur un rythme plat. Si le jeu des comédiens a eu les faveurs du public, majoritairement estudiantin, l’idée d’introduire des danseurs dans ce spectacle n’était pas du goût de certains spectateurs, qui estiment que faire appel à la chorégraphie était «inutile» dans une tragédie jugée «inaboutie».
Jugeant la pièce «instructive sur le plan thématique», quelques spectateurs ont cependant relevé des «incohérences entre le texte et la société suggérée dans laquelle se déroulent les faits et ses coutumes».
«El Djathoum» est le deuxième spectacle produit par le TNA pour l’année 2022, après la pièce «Basta», mise en scène par Brahim Chergui. Cette dernière a connu un franc succès et est très attendue dans les théâtres régionaux du pays.

A. S.

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