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lundi 26 septembre 2022

Tension entre Ethiopie, Soudan et Egypte : Lamamra explique la vision de l’Algérie

Après l’Ethiopie et le Soudan, le chef de la diplomatie algérienne était, hier, en Egypte. Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ramtane Lamamra , a été reçu en audience par le Président Abdelfattah Sissi, à qui il a transmis un message de son frère le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, portant sur les relations historiques de fraternité et de solidarité entre les deux pays.
Lors d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue égyptien, Sameh Shoukri, Ramtane Lamamra a indiqué qu’il était porteur d’un message «d’amitié et de fraternité» de la part du président de la République, Abdelmadjid Tebboune au Président égyptien, Abdel-Fattah Al-Sissi. Répondant à une question sur ses visites en Ethiopie et au Soudan avant d’arriver au Caire et la vision algérienne sur une éventuelle issue au conflit du méga-barrage de la Renaissance, le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger a affirmé que l’Algérie croit que les relations entre les pays du delta du Nil, à savoir le Soudan, l’Egypte et l’Ethiopie, passent par une conjoncture qu’elle qualifie de «délicate». L’Algérie suit avec intérêt ce dossier «car étant capital pour des pays frères et amis», a expliqué M. Lamamra, mettant l’accent sur la position algérienne constante et son attachement «à ne pas mettre vainement la relation stratégique et privilégiée entre les parties arabe et africaine en péril». Le ministre des AE a insisté, au passage, sur la nécessité d’aboutir à des solutions satisfaisantes à même de garantir les droits et devoirs de chaque partie pour consacrer la transparence absolue dans cette relation devant être établie sur des bases solides. Le barrage de la Renaissance, a-t-il ajouté, est une «question mondiale» qui a été le thème d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU et abordée dans plusieurs tribunes de par son importance. «Nous devons apporter des vues et des idées à ce sujet», a-t-il dit. Lamamra a souligné la volonté constante de l’Algérie, dès lors que les conditions sont réunies, d’être une partie de la solution dans tous les dossiers majeurs qui intéressent nos frères. «Nous communiquons à notre direction les positions des frères dans les trois pays», a-t-il dit. Concernant les développements en Tunisie, il dira que la situation qui prévaut dans ce pays frère est «une affaire interne. Nous respectons la souveraineté de la Tunisie et sommes solidaires avec le peuple tunisien frère». L’Algérie, qui entretient des contacts avec ses dirigeants, est convaincue que le peuple tunisien surmontera cette phase et que des mesures seront prises pour mettre le processus politique et institutionnel de la Tunisie sur la bonne voie, a-t-il soutenu. Pour ce qui est de la situation au Liban, il a précisé que l’Algérie faisait partie des dispositions prises par la Ligue arabe avec les frères au Liban, qui ont été sanctionnées par la signature de l’Accord de Taëf, ajoutant que des consultations sont en cours entre les composantes du peuple libanais pour la formation d’un gouvernement à même de conduire le pays vers un avenir meilleur. Pour les derniers développements de la situation en Libye et la tenue d’élections à la fin de l’année en cours, il précisera que la scène libyenne enregistre un progrès par rapport aux épreuves endurées par le peuple libyen qui, a-t-il dit, a pris conscience que l’avenir de la Libye est entre les mains du peuple libyen et que les pays du voisinage ont une entière responsabilité vis-à-vis de la Libye.
Aomar Fekrache

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