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mercredi 20 janvier 2021

Tarification du carbone: Un moyen efficace pour faire face aux changements climatiques

La tarification du carbone demeure le moyen le plus efficace pour faire face au changement climatique et pourra également avoir des effets bénéfiques supplémentaires sur la réduction de la pollution atmosphérique et des embouteillages, lit-on sur le site web de la Banque mondiale (BM). «La tarification du carbone est une politique à la fois simple, équitable et efficace pour faire face au changement climatique et qui pourrait éviter l’adoption de mesures, de plus en plus coûteuses, destinées à remédier aux impacts délétères des trajectoires de croissance carbonées», a plaidé la BM. Elle a relevé, dans le même cadre, que la «tarification du carbone permet aux entreprises de gérer leurs risques, de planifier leurs investissements dans des processus de production sobres en carbone et d’encourager l’innovation».
La BM a rappelé qu’au 1er novembre 2019, 46 pays et 31 entités infranationales mettaient en œuvre ou avaient prévu de mettre en œuvre des initiatives visant à fixer un prix pour le carbone. Selon la BM, le changement climatique est un amplificateur de menaces qui pourrait faire basculer des millions de personnes dans la pauvreté au cours des prochaines années et réduire à néant les progrès de développement durement acquis.

Les catastrophes naturelles coûtent 18 milliards de dollars/an aux pays à faible revenu
Les catastrophes naturelles dues à des dérèglements climatiques, coûtent aux pays à revenu faible ou intermédiaire environ 18 milliards de dollars par an, en raison des dégâts causés aux infrastructures de production d’électricité et de transport, a averti la Banque mondiale dans un rapport récent publié sur son site web. «Plus largement, ces catastrophes provoquent des perturbations dans la vie des ménages et des entreprises, dont le coût s’élève à au moins 390 milliards de dollars par an», selon des estimations de la BM.
Les pays les plus menacés risquent fort de voir leurs systèmes de santé débordés ou anéantis, leurs fonds d’urgence épuisés et difficiles à reconstituer dans un cadre budgétaire contraint, alors qu’ils doivent faire face à la vulnérabilité économique croissante des personnes et des communautés, a alerté la même source.
Néanmoins, les pays ont désormais une occasion historique de s’engager sur la voie d’un développement durable, inclusif et résilient en réalisant les bons investissements dès maintenant peut entraîner des résultats à court terme (emplois et croissance économique), ainsi que des bénéfices à plus long terme pour les populations, notamment la décarbonation de l’économique et une résilience accrue. «Investir dans des infrastructures résilientes dans les pays en développement pourrait rapporter
4 200 milliards de dollars, sachant qu’un dollar investi génère en moyenne un bénéfice de quatre dollars», a assuré l’institution financière mondiale.
Elle a considéré qu’une meilleure résilience des infrastructures permet d’éviter des réparations coûteuses et de limiter les multiples conséquences des catastrophes naturelles sur les moyens de subsistance et le bien-être des habitants. La BM a ajouté que la transition vers des économies résilientes et sobres en carbone pourrait créer plus de 65 millions d’emplois nets dans le monde d’ici à 2030.
R. E.

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