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dimanche 2 octobre 2022

Suite aux menaces et déclarations de Benbouzid: Les pharmaciens en grève le 28 février

Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo), a annoncé, dans une vidéo partagée sur la page Facebook du syndicat, l’organisation d’une grève nationale d’une journée renouvelable à partir de lundi 28 février, et cela suite «aux menaces et déclarations du ministre de la Santé visant les officines pharmaceutiques».

Par Thinhinane Khouchi

Les pharmaciens se révoltent et annoncent leur détermination à se faire entendre. En effet, dans un communiqué lu par Messaoud Belambri, président du Syndicat national des pharmaciens d’officine dans une vidéo partagée sur la page Facebook du syndicat, ce dernier a indiqué que «le bureau national du Snapo s’est réuni en session extraordinaire, samedi 12 février au niveau du siège national du syndicat à Alger, et a décidé l’organisation d’une grève nationale d’une journée renouvelable à partir de lundi 28 février». Selon Belambri, «ce débrayage fait suite à plusieurs déclarations et menaces visant les officines pharmaceutiques». Il a également annoncé l’organisation d’une conférence de presse le 16 février au niveau de son siège national, afin d’apporter des explications à cette décision de débrayage. Mais pour le moment, dans son communiqué, le Syndicat national des pharmaciens d’officine revient sur les déclarations tenues par le ministre de la Santé, Abderrahmane Benbouzid, devant l’Assemblée populaire nationale sur l’activité pharmaceutique et la profession du pharmacien d’officine où l’on donne une image «commerciale» du métier de pharmacien. «Cela ne nous enchante pas», a indiqué Belambri, précisant que «notre métier est noble et joue un rôle central dans le système de santé». Le président du Snapo a indiqué que «le ministre avait également annoncé des mesures imminentes qui vont toucher aux fondements de la profession». Le Snapo dément avoir été associé par le ministère de la santé «à un travail sur l’éventuelle révision de la réglementation régissant les officines pharmaceutiques». Pour le Snapo, l’exercice d’une profession de santé «ne doit pas être soumis à des considérations de libre concurrence se basant sur des critères commerciaux ou lucratifs qui risquent de mettre en péril la sécurité sanitaire et la subsistance de la profession. Elle reste avant tout soumise à des règles éthiques et déontologiques répondant à des exigences de santé publique». Il est à noter que le ministre avait révélé que la loi accordant des licences aux pharmacies sera amendée prochainement. «Le texte n’a pas été amendé depuis 2005», selon le ministre qui a indiqué que les amendements à la loi permettront aux nouveaux pharmaciens d’obtenir facilement les autorisations pour ouvrir leurs propres officines. Tout en dénonçant une «opposition et une résistance» à maintenir la situation de confusion en l’état, contribuant ainsi au désarroi des nouveaux diplômés en pharmacie, Benbouzid a défendu «le droit des diplômés en pharmacie d’ouvrir des officines et d’exercer leur spécialisation», soulignant que «seule la concurrence doit primer». Début janvier, le sénateur Abdelouahab Benzaim a provoqué la polémique après avoir accusé des pharmaciens ayant atteint l’âge de la retraite de revendre leurs agréments à de jeunes diplômés contre la somme de 30 millions de dinars. Il avait indiqué que des pharmaciens attendent l’autorisation d’ouvrir une pharmacie depuis 2006.
T. K.

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