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mardi 16 août 2022

Stade de 50 000 places, pénétrante, barrage Souk T’latha, centre de regroupement sportif Tizi Ouzou : ces projets «structurants» qui peinent à voir le jour

Lancés en grande pompe depuis plus d’une décennie pour certains, de nombreux projets considérés comme structurants peinent à voir le jour dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Malgré les engagements des autorités et le cri d’alarme des élus et des populations, ces chantiers s’éternisent jusqu’à susciter le pessimisme parmi les habitants de la région.
Les autorités comme les populations sont pointées du doigt et tenues pour responsables quant à l’énorme retard enregistré par ces projets pour insuffisance de crédits de paiement pour les premières et pour leurs oppositions pour les secondes.
Le centre de regroupement et de préparation des équipes nationales des Aghribs (35 km au nord-est de Tizi Ouzou), lancé en 2012 pour un délai de réalisation de 26 mois et un montant de plus de 150 milliards de centimes, est en souffrance depuis 2019 suite à l’arrêt du chantier après résiliation des contrats avec les entreprises réalisatrices. La Direction locale de la jeunesse et des sports a annoncé, il y a quelques semaines, la reprise du projet courant de cette année, et s’est engagée à le livrer durant le second semestre 2023 sachant que son taux global d’avancement a atteint 70 %. Le stade de 50 000 places de Tizi Ouzou est toujours en chantier depuis 2010, avec un taux
d’avancement de 85 % et une entreprise turque a été retenue en juin dernier pour son achèvement dans un délai de 12 mois.
Les travaux restants consistent en la réalisation et l’équipement d’un stade de 50 000 places couvertes, un terrain de réplique en gazon synthétique naturel, un stade d’athlétisme de 6 500 places pour un montant de plus de 14 milliards de dinars. Tizi Ouzou attend également sa pénétrante à l’autoroute Est-Ouest, en chantier depuis 2013, et qui a atteint jusqu’à juin 2022 un taux global d’avancement de 55 %.
A l’opposition de propriétaires d’assiettes de terrain devenues emprises du projet, est venu s’ajouter le manque de crédits de paiement alloués que l’on estime à 15 milliards de dinars par an pour son achèvement dans trois années. Le montant alloué à ce projet devrait passer de 50 à 130 milliards de dinars. Le barrage de Souk T’latha, dans la commune de Tadmait (17 km au sud-ouest de Tizi Ouzou), accuse un énorme retard alors qu’il devait voir le jour, à son lancement en 2010, dans un délai de 40 mois, pour une enveloppe initiale de 11 milliards de dinars. Son taux d’avancement a atteint plus de 80 %. Il est confronté au relogement des occupants des habitations situées sur le tracé du projet et implantées sur le site, d’où les quantités d’argile nécessaires au chantier devraient être extraites. Il est question de reloger 271 familles dont les habitations qui leur sont destinées accusent un retard de réalisation.
Le barrage de Souk T’latha est d’une capacité de plus de 98 millions de m3. On annonce sa livraison durant le premier trimestre 2023. D’autres chantiers de moindre importance en enveloppes financières allouées comme le musée de Tizi Ouzou, les décharges contrôlées et les centres de traitement des déchets, des programmes de logements sociaux et AADL, de station de dessalement d’eau de mer, du barrage de Sidi Khelifa, sont également en souffrance. Les visites de ces chantiers par les élus et les autorités locales et nationales ne semblent pas efficaces pour relancer de manière significative tous ces projets qu’attendent désespérément les populations de Tizi Ouzou.
Hamid Messir

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