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lundi 20 mai 2024

Soutenu par la prime de risque géopolitique: Le prix du Brent reprend sa tendance haussière

L’or noir a longtemps évolué dans le vert, avant de fléchir en fin de séance. Après avoir frôlé
les 93 dollars à l’ouverture, les cours du pétrole se sont légèrement repliés avant-hier soir.
Les hypothèses d’un baril à 100 dollars et plus ont commencé à circuler.

Par Lynda Naili
Sur un marché crispé par la montée de l’incertitude, que ce soit au Moyen-Orient, avec la possibilité d’une invasion terrestre de Ghaza par les forces d’occupation sioniste, ou aux Etats-Unis où une crise politique se dessine au Congrès, les cours du pétrole se sont en effet légèrement repliés vendredi.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre a abandonné 0,23 %, pour clôturer à 92,16 dollars contre 92,51 dollars la matinée. Pour sa part, le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain avec échéance en novembre, dont c’était le dernier jour de cotation, a lui lâché 0,69 %, à 88,75 dollars. Pour les analystes, «cette poussée de fièvre des prix de l’or noir demeure relative et contenue». Une poussé soutenue également par la prime de risque géopolitique ? alors que l’attention des investisseurs se focalise sur l’extrême dangerosité de la situation à Ghaza où voilà maintenant plus de quinze jours, les forces israéliennes continuent de mener des opérations militaires barbares dans la bande de Ghaza notamment. De ce fait, à moins d’une extension régionale de l’agression des forces d’occupation sioniste contre la bande de Ghaza et la Cisjordanie occupée en Palestine, la résistance de la demande mondiale de pétrole et les réductions stratégiques de l’Opep+ semblent déterminer l’évolution des prix du pétrole pour le reste de l’année.
Après une hausse les premiers jours suivant l’attaque contre Ghaza, les marchés se sont calmés et le prix du pétrole brut a baissé dès le mardi 10 octobre à 87,15 dollars le baril de Brent et à 85,33 dollars le baril de WTI. Les prix ont ensuite ré-augmenté face à de nouvelles incertitudes quant à une évolution voire une contagion géopolitique de cette agression à d’autres Etats du Moyen-Orient.
Pour l’instant, les marchés vacillent entre de légères baisses et des mouvements haussiers. Poussés par la peur, les investisseurs évaluent le risque géopolitique. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ne prévoit pas de tenir une réunion extraordinaire ou de prendre des mesures immédiates, alors que le ministre iranien des Affaires étrangères a appelé les membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) à imposer un embargo pétrolier et d’autres sanctions à Israël, ont déclaré à l’agence Reuters des sources du groupe de producteurs qui à eux seuls produisent un tiers du pétrole mondial. «Aucune action immédiate ou réunion d’urgence n’était prévue par le groupe après les commentaires de Téhéran», ont-ils déclaré. Même son de cloche du côté du Conseil de coopération du Golfe (CCG). En effet, Jasem al-Budaiwi, secrétaire général du CCG, questionné sur une possible réduction de la production de pétrole des pays arabes en représailles aux actions d’Israël à Gaza, répondu que «le CCG était attaché à la sécurité énergétique et ne devait pas utiliser le pétrole comme une arme». Pour rappel, mercredi dernier, face à l’escalade meurtrière des bombardements sur Ghaza, le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amirabdollahian, a appelé les membres de l’OCI à imposer un embargo pétrolier ainsi que d’autres sanctions à Israël, et à expulser tous les ambassadeurs israéliens.
L. N.

 

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