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jeudi 23 mai 2024

Sous le thème «Patrimoine culturel et gestion des risques»: Lancement officiel des célébrations du Mois du patrimoine

«Le Festival local de la chanson kabyle est désormais institué Festival national».
C’est la ministre de la Culture et des Arts, Soraya Mouloudji, qui l’a déclaré jeudi dernier, lors de la visite qu’elle a effectuée à Béjaïa dans le cadre du Mois du patrimoine.

Par Hocine Cherfa   
Depuis la bibliothèqueprincipale de la ville de Béjaïa, la ministre de la Culture a donné le coup d’envoi du Mois du patrimoine, placé cette année sous le thème : «Patrimoine culturel et gestion des risques sur fond de crises et catastrophes naturelles». Elle a également inauguré, lors de sa première visite d’inspection à la ville de Yama Gouraya, l’Institut régional de formation musicale qui porte le nom du chanteur et musicien enfant de Béjaïa, le défunt Djamel Allam. L’établissement est abrité par l’ancien tribunal de Béjaïa qui a totalement été restauré après son effondrement en mars 2011, une bâtisse construite il y a plus d’un siècle par les colons. L’occasion était aussi pour la responsable du département de la Culture du pays de rouvrir la Casbah de Béjaïa qui a subi des travaux de restauration et pour laquelle une demande a été faite pour le classement de ce monument datant du 15e siècle au patrimoine mondial de l’Unesco. Mme Soraya Mouloudji a déclaré dans une allocution prononcé à l’occasion de l’inauguration du Mois du patrimoine : «Le choix du lancement du Mois du patrimoine cette année à partir de la ville de Béjaïa n’est pas fortuit, du fait des potentialités patrimoniales, historiques et appartenant aux civilisations anciennes qu’elle recèle». Elle dira également que cela a été décidé eu égard «à l’importance accordée par les autorités de wilaya au patrimoine, en témoigne le nombre important d’opérations de restauration des vestiges antiques lancées depuis quelques années et aussi pour son expérience avérée dans la gestion des risques». Elle a rappelé, entre autres, «les séismes qui ont successivement secoué la ville de Béjaïa en 2021 et 2022 et qui ont montré la résilience, la solidarité de ses habitants, et l’aptitude des autorités locales à y faire face». Béjaïa a été choisie aussi, selon elle, «par l’attention particulière accordée par les autorités à la sauvegarde au patrimoine, qui se traduit par un nombre important d’opérations de réhabilitation et de restauration de vestiges et monuments engagées par le secteur». Parmi ces opérations, on compte «la Porte Sarrazine», «la Porte de l’Etendard (Bab El-Fouka), le Fort Bordj Moussa, le Fort Sidi Abdelkader, le théâtre régional Abdelmalek-Bouguermouh datant de 1936, la Casbah dans laquelle se trouve la mosquée Ibn Khaldoun, le Fort de Gouraya. Mme Mouloudji est revenue, par la suite, sur les nombreuses demandes de classement de monuments et vestiges antiques faites au début de l’année en cours au patrimoine mondial de l’Unesco, dont ceux de la wilaya de Béjaïa. «Nous avons introduit, au début de l’année en cours, 10 demandes de classement de vestiges et de monuments antiques au patrimoine mondial de l’Unesco», a-t-elle dit. A l’occasion, la ministre a visité les vestiges et anciens édifices de la ville de Béjaïa, dont l’Institut régional de la formation musicale et installé l’entreprise devant procéder aux travaux de restauration de la cinémathèque de la ville de Béjaïa, le Fort Bordj Moussa, la Porte de l’Etendard (Bab El-Fouka), la Porte Sarrazine dont les travaux de restauration ont atteint les 90 %, la Casbah qui a été restaurée, le Fort Sidi- Abdelkader. Pour sa part, le wali de Béjaïa, Kamel-Eddine-Karbouche, a fait savoir, lors d’une séance de travail tenue avec la ministre de la Culture, que «le secteur de la Culture de la wilaya a bénéficié de 25 opérations d’investissement dans différents volets, dont la culture, le patrimoine, les arts et leur promotion». «Ces opérations ont coûté un budget de
2 071 543 000 DA». Il a également indiqué qu’«entre 2021 et 2022, 25 opérations de restauration et réhabilitation ont été inscrites pour une autorisation de programme (AP) d’une valeur de 575 656 millions de dinars». Ces AP concernent les études et réaménagement de la Bibliothèque principale et le théâtre régional, la restauration de la Porte de l’Etendard (Bab El-Fouka), l’étude et la restauration de la Porte Sarrazine et les travaux d’urgence portant restauration du Fort Gouraya. Ce monument espagnol culminant sur près de 700 m d’altitude au-dessus de la ville de Béjaïa avait été endommagé par les séismes qui ont secoué la ville et ses travaux de restauration ont coûté 75 millions de dinars. Il y a également les travaux de restauration d’urgence du Fort Sidi-Abdelkader, les travaux de restauration du Fort Bordj-Moussa ainsi que l’étude et restauration de la cinémathèque de la place du 1er-Novembre, ex-place Gueydon. Mme Mouloudji a, par ailleurs, chargé l’Office national d’exploitation des biens culturels de la gestion et la sécurisation du Fort Gouraya. Plusieurs artistes, chanteurs, écrivains et poètes ont été honorés lors d’une cérémonie organisée à l’occasion, en reconnaissance pour ce qu’ils ont donné à la culture et aux arts. Il s’agit, entre autres, du dramaturge d’expression amazighe Mohand Aït-Ighil, Mourad Dziri, chanteur chaâbi, l’artiste Mustapha Slatna et le comédien Mohamed Lefkir.
H. C.

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