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dimanche 26 juin 2022

Soulagement

Si la récente crise qui a secoué le Proche-Orient a été une tragédie pour les populations locales, elle l’a aussi été pour Joe Biden qui s’est retrouvé obligé de tourner le dos à une partie de son électorat qui s’est largement attachée, ces dernières années, à la cause palestinienne. Car sans surprise, le président américain a suivi la ligne historique américaine pro-israélienne en justifiant les décisions des dirigeants hébreux en affirmant qu’«Israël à le droit de se défendre», visiblement, quelles que soient les conséquences sur les populations civiles palestiniennes. D’ailleurs durant les semaines qu’a duré le conflit, des dizaines de manifestations pro-palestiniennes ont été organisées un peu partout aux États-Unis. Une situation assez inédite, alors que par le passé les manifestations de soutien étaient généralement plutôt dirigées envers les Israéliens. C’est ainsi avec un soulagement visible que le président américain a estimé ce jeudi que le cessez-le-feu à Ghaza, alors attendu dans la nuit, représentait «une vraie opportunité» d’avancer vers la paix, tout en exprimant sa «sincère reconnaissance» à l’Égypte pour son rôle dans les négociations. «Je veux exprimer ma reconnaissance au président Al-Sissi et aux hauts responsables égyptiens qui ont joué un rôle absolument crucial», a-t-il souligné. «Je suis convaincu que les Palestiniens et les Israéliens méritent tout autant de vivre en sécurité et de jouir d’un même niveau de liberté, de prospérité et de démocratie», a déclaré Joe Biden depuis la Maison-Blanche. «Mon administration poursuivra ses efforts diplomatiques discrets mais déterminés pour aller vers cet objectif. Je suis convaincu que nous avons une vraie opportunité d’avancer et je m’engage à travailler en ce sens», a-t-il poursuivi. Après l’annonce de cette trêve, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, a déclaré sur Twitter se rendre au Moyen-Orient «dans les prochains jours». «Je me rendrai dans la région dans les prochains jours et je suis impatient de rencontrer le ministre (israélien) des Affaires étrangères et d’autres responsables israéliens, palestiniens et régionaux», a-t-il tweeté. Ces rencontres auront pour but de «travailler ensemble à la construction d’un avenir meilleur pour les Israéliens et les Palestiniens», a indiqué le département d’État dans un communiqué. Plus tôt jeudi, Antony Blinken s’était dit prêt à aller au Moyen-Orient «si cela aide à aller au-delà de la violence» et «s’il y a un bon moment» lors d’un déplacement au Groenland, où il terminait une tournée consacrée à l’Arctique. Reste à voir quel type de politique l’administration Biden mènera dans les mois et années à venir, et surtout si le président américain et son équipe se pencheront sur un traitement plus équitable et humain des Palestiniens et d’une nouvelle feuille de route pour une paix qui satisfera une majorité des acteurs du conflit israélo-palestinien. .

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