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samedi 3 décembre 2022

Soignants

Si la crise sanitaire liée au virus du Covid-19 semble terminée dans la plupart des pays à travers la planète, ses impacts sur la société, eux, continuent de peser sur plusieurs nations, et notamment européennes. En France, pays qui a connu l’un des confinements les plus drastique et des passeports vaccinaux qui ont régenté la vie de la population durant près d’une année, le cas des soignants non-vaccinés, qui ont été suspendus de leurs emplois, continuent de faire débat à l’heure ou l’hôpital français est en détresse. Leur cause est notamment défendue sur l’échiquier politique par le Rassemblement National et La France Insoumise dont les députés ont présenté cette semaine un texte à l’Assemblée National visant à réintégrer les soignants non vaccinés. Un projet de loi qui a sans surprise suscité le rejet du parti présidentiel. La proposition portée par les Insoumis n’a ainsi pas pu être soumise au vote, faute de temps face aux nombreux sous-amendements de la majorité. La macronie tente désormais de justifier son obstruction. Conscients de la possibilité d’être mis en minorité, les élus Renaissance se sont précipités pour déposer une série de sous-amendements, visant uniquement à ralentir les débats. Hier matin, le président par intérim du groupe de la majorité présidentielle, Sylvain Maillard, a défendu cette stratégie en ciblant avec insistance le contenu du texte. « Ils ont choisi un texte antivax, complotiste, avec une sorte d’alliance entre le Rassemblement National, La France Insoumise et les différents députés d’outre-mer, sur des propos qui étaient juste insupportables et inacceptables », a-t-il ainsi déroulé. Avant de marteler sa volonté de « combattre ces idées complotistes et antivax ». Selon l’élu, la séance a été « difficile », mais « nous avons tenu pied à pied contre ces théories », une fois de plus, « complotistes et antivax ». Le député reproche aux Insoumis d’avoir fait « un micmac », mêlant la pénurie de personnel hospitalier et la réintégration des non-vaccinés. « Luttons contre cette idée complotiste qu’au fond, les vaccins, c’est quand même dangereux », a encore jugé bon de préciser Sylvain Maillard. Depuis la fin de la séance, les oppositions de tous bords ne cessent de leur côté de monter au créneau contre cette attitude. Sur les réseaux sociaux, la chef de file des députés RN, Marine Le Pen, a dénoncé un « scandale démocratique ». L’Insoumis François Ruffin y a de son côté vu une démarche « ridicule ». Même le député Yannick Favennec, pourtant membre d’Horizons et donc partenaire de la majorité, a regretté que le gouvernement ait « bloqué ce débat » : « Il fallait laisser se dérouler la discussion ». Mais la position du gouvernement contre les soignants non-vaccinés avait été tellement polarisé que la moindre discussion sur le sujet apparait comme impossible, malgré le manque criant de personnels dans les hôpitaux français et le délabrement des services médicaux. Toutefois, si la FI tien bon et continu à pousser cette thématique, le parti présidentiel ne pourra pas éternellement éviter le débat et les français pourront écouter les députés renaissance et les ministres d’Emmanuel Macron pourquoi ils refusent d’intégrer des soignants qualifiés alors même que la main d’œuvre dans le secteur créent une précarité inédite qui impact tous les jours des millions de citoyens.

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