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dimanche 26 juin 2022

Six chefs de partis ont saisi Charfi: De nombreux dossiers de candidature rejetés

Six chefs de partis politiques ont demandé à rencontrer le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Mohamed Charfi, suite au rejet d’un nombre considérable de dossiers de candidature aux élections législatives du 12 juin prochain.
Des candidats aux élections législatives sont sur le qui-vive depuis plusieurs jours. L’opération de collecte de signatures terminée et leurs dossiers déposés, l’heure est désormais à la validation des listes par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie). Selon des échos qui nous sont parvenus de différentes régions du pays, de nombreuses listes, aussi bien de partis politiques que d’indépendants, ont été rejetées. Le traitement des dossiers par les services compétents est effectué sans complaisance, d’où l’invalidation de nombre de candidatures. La tâche de collecte de signatures n’était pas une sinécure pour la plupart des prétendants à la chambre basse du Parlement, il a fallu prolonger les délais afin de leur permettre d’atteindre le compte. Aussi, le profil de certains d’entre eux ne permettait pas de figurer parmi les candidats. L’on trouve aussi des aventuriers parmi les supposés futurs députés qui ont déposé leurs dossiers, malgré le fait de ne pas avoir réuni le nombre réglementaire de signatures ou pour autres défauts. L’on apprend, à titre d’exemple, que le dossier du Parti du Rassemblement algérien dans la wilaya de Batna a été rejeté. Ce parti n’a pu collecter que 1 883 signatures individuelles à travers 5 wilayas, loin du nombre exigé par la loi, à savoir 25 000 signatures dans au moins 23 wilayas.
A Tizi Ouzou, un total de 24 dossiers de candidature a été rejeté par la commission de validation de la délégation locale de l’Autorité nationale indépendante des élections. Les dossiers ont été rejetés pour «différents motifs, après les enquêtes menées conformément aux dispositions de la loi électorale». Les responsables des 13 listes, dont celles de 11 partis politiques et 2 listes indépendantes ont été invités à procéder à leur remplacement avant le 16 de ce mois de mai, pour maintenir leur participation au scrutin.
Dans la wilaya d’El Bayadh, neuf listes ont été rejetées, quatre partisanes et cinq indépendantes. D’autres listes risquent de connaître le même sort dont certaines appartiennent à des partis censés disposer d’assiette électorale ou des personnalités locales connues, rapportent des médias.
A Saida, 18 listes sont d’ores et déjà acceptées alors que 13 ont été rejetées en attendant de trancher définitivement sur les recours introduits. Dans la wilaya de Bordj Bou Arréridj, parmi les 20 candidats rejetés, des sources médiatiques citent, entre autres motifs, l’implication dans des affaires de corruption par les concernés.
Cependant, le rejet de candidature qui a le plus étonné les observateurs est celui du secrétaire général du FLN, Abou El Fadhl Baâdji. Son dossier a été rejeté, il y a quelques jours, par la délégation de la wilaya d’Alger de l’Anie. Des voix étaient nombreuses à dénoncer la présence, parmi les candidats à la prochaine législature, d’hommes d’affaires ou d’enfants d’anciens responsables et chefs politiques. Certes, la loi n’interdit pas à une personne riche ou dont le père ou un proche ait déjà occupé un poste de responsabilité de se présenter aux élections législatives, mais tout compte fait, la commission de validation des candidatures ne badine pas avec la loi concernant les dossiers non conformes. D’où d’ailleurs, le nombre important de candidatures rejetées après enquête.
Aomar Fekrache

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