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samedi 25 juin 2022

Seulement 16 000 personnes inscrites sur la plateforme du ministère de la Santé : Vaccination massive, un pari difficile

Les citoyens inscrits sur la plateforme numérique du ministère de la Santé en vue de bénéficier du vaccin anti Covid-19 ne dépasse pas les
16 000 personnes. Leur nombre jusqu’à la date du 7 mars (avant-hier) était de 15 910 personnes, 11 684 d’entre elles sont âgées de 50 ans et plus, soit 73 %, dont 8 613 ont des maladies chroniques, soit 70 %. L’Algérie qui réceptionnera des milliers d’autres doses de vaccin dans les quelques jours à venir, verra-t-elle une plus grande affluence sur l’opération de vaccination ? Les spécialistes étaient nombreux à appeler à l’intensification de la campagne de sensibilisation afin de convaincre de la nécessité de se faire vacciner. En attendant, le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie de coronavirus, Dr Djamel Fourar, a expliqué qu’après le lancement de la campagne de vaccination, le 30 janvier 2021, et la plateforme numérique dédiée à l’inscription et la fixation des rendez-vous aux Etablissements publics de santé de proximité (EPSP), en fonction de la réception des doses, ces citoyens seront convoqués «par ordre de priorité» pour recevoir leurs doses au niveau de ces établissements.
Dr Fourar a rassuré que le nombre, «important» selon lui, des citoyens désirant se faire vacciner, «bénéficieront tous, après leur inscription, de la vaccination au moment opportun et selon l’ordre de priorité».
Concernant les citoyens qui se sont inscrits au niveau des EPSP pour bénéficier de la campagne de vaccination, le responsable a précisé que «ces derniers seront insérés sur la liste de la plateforme numérique, car cette opération a été lancée quelques jours après leur inscription». Toutefois, ils bénéficieront selon l’ordre de priorité de leurs doses de vaccin, chacun à son tour, et seront convoqués par SMS ou contactés par téléphone.
Concernant la vaccination du personnel de la santé du secteur privé, Dr Fourar a affirmé qu’«il n’y a aucune différence entre les deux secteurs, public et privé», précisant cependant que toutes les doses des vaccins importées, à ce jour, ont été administrées, à l’exception de quantités du vaccin chinois.
De son côté, Pr Kamel Djenouhat, chef du service du laboratoire des analyses biologiques à l’Etablissement hospitalier public (EHP) à Rouiba, évoquant les nouveaux vaccins, a affirmé que le citoyen algérien était le seul à «remettre en cause leur efficacité», contrairement aux autres citoyens de par le monde. L’efficacité des vaccins commercialisés, a-t-il expliqué, «varie entre 70 et 95 %». Même ceux dont l’efficacité est inférieure à 70 % pourraient atteindre les 100 % chez les cas graves, a-t-il expliqué, citant certaines études ayant démontré l’innocuité de ces vaccins qui n’ont aucun effet secondaire grave. Pour rompre la chaîne de contamination, l’immunologue a insisté sur la vaccination massive de manière graduelle en fonction des doses reçues afin d’atteindre 70 % de la population.
Pour sa part, le membre du Comité scientifique de suivi de l’évolution de la pandémie, Pr Riad Mahiaoui, a fait savoir que le respect des gestes barrières et la vaccination d’un grand nombre de la population étaient deux «moyens indissociables pour freiner le virus qui désormais coexiste avec nous».
Au sujet du mois de ramadhan, le même spécialiste a indiqué que la société doit faire preuve d’un haut sens des responsabilités, tant collectivement qu’individuellement, lors de l’accomplissement de la prière de «Tarawih», dans le but de faire face à la pandémie. Les spécialistes étaient par ailleurs unanimes à appeler au maintien des mesures préventives et au port obligatoire du masque, afin de casser la chaîne de transmission du virus, notamment de ses variants dont des cas ont été enregistrés en Algérie.
Aomar Fekrache

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