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samedi 10 décembre 2022

Séminaire international sur Saint-Augustin: «Un symbole de l’attachement à la patrie, à la paix et au dialogue»

Le directeur du Centre national du livre, Djamel Yahiaoui, a représenté la ministre de la Culture et des Arts lors de l’ouverture des travaux du premier séminaire international organisé samedi à Souk Ahras sous le thème «Saint-Augustin de Thagaste à l’universalité».

Par Abla Selles

À cette occasion, Djamel Yahiaoui a déclaré que Saint Augustin (354-430) est une des figures historiques majeures d’intérêt mondial. Ce philosophe, écrivain et théologien n’a pas été une figure ordinaire de la pensée et de la religion, mais a constitué «un évènement saillant sur lequel les yeux du monde s’étaient focalisés», a ajouté le même cadre, en présence des autorités locales à la maison de la culture locale.
Cette rencontre, initiée conjointement par la wilaya de Souk Ahras, l’université locale et la Fondation allemande Konrad-Adenauer (bureau Algérie), était une occasion pour rappeler la contribution de Saint-Augustin dans la transmission du savoir. M. Yahiaoui a relevé, dans ce sens, que certaines figures, dont Lucius Apuleius, Saint Augustin, Jugurtha et l’Emir Abdelkader, sont sources de fierté pour l’Algérie et cela «montre les racines fortes de l’Algérie et nous pousse à aspirer vers un lendemain radieux», estimant que cette rencontre est «une opportunité de renouer avec l’histoire glorieuse de cette terre et relancer les études et recherches qui révèlent l’empreinte distinguée et exceptionnelle de notre pays dans le bassin méditerranéen et dans le monde».
Des communications de chercheurs des différentes universités nationales ainsi que d’Allemagne et d’Autriche ont été présentées lors de ce séminaire. Dans sa communication, le secrétaire général du Haut conseil islamique, Bouzid Boumediene, a affirmé que Saint Augustin (354-430) représente «un symbole de l’attachement à la patrie, à la paix et au dialogue». Le même responsable a appelé à faire d’Augustin un symbole national du dialogue et de la tolérance, exhortant les jeunes portés pour le numérique à «renouer avec leur passé lointain auquel l’islam a donné son essence spirituelle».
Pour sa part, le représentant de la Fondation allemande Konrad-Adenauer, Matthias Scheiber, a estimé que cette rencontre est «un début pour un partenariat culturel entre l’Algérie et l’Allemagne», espérant la voir instituée en rendez-vous. Dans une communication intitulée «Spécificité et universalisme du patrimoine de Saint Augustin», le conférencier a relevé que cette figure, en dépit de son rapport officiel à Rome en tant qu’évêque de l’église catholique à Bône (Annaba), était «fière de son africanité et sa patrie numide». «Augustin était fier de cette appartenance et de la lutte contre l’envahisseur et prêchait le renoncement à soi et l’amour de Dieu qui signifie la défense de la patrie, de la stabilité et de l’unité», a-t-il ajouté.
Les communications ont abordé la dimension historique et philosophique de la pensée de Saint Augustin et ont donné lieu à un exposé sur les études biographiques sur les œuvres de ce penseur présenté par Fraès Chacha de l’université de Sétif. Salima Loukem, de l’université de Souk Ahras, a présenté quant à elle une lecture de l’ouvrage «Les Confessions de Saint Augustin», estimant que ce livre se trouve à la croisée des chemins entre la philosophie et la science des religions. Cette rencontre a donné lieu, outre les conférences, à un concert musical à la maison de la culture en l’honneur des participants et la seconde journée a vu l’organisation d’une visite à l’olivier de Saint Augustin et au site archéologique de Madaure, près de M’daourouch.
A. S.

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