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dimanche 14 août 2022

Selon un chercheur marocain: Le régime du Makhzen va vers «l’effondrement»

La situation économique et sociale difficile qui prévaut au Maroc, les restrictions, l’oppression et la détérioration des droits de l’homme, sont autant d’indicateurs qui montrent que le régime du Makhzen est menacé dans son existence, et que même «un miracle ne saurait sauver», selon un chercheur marocain.

Par Moncef Dey

Dans une déclaration relayée par des médias, le directeur du Centre marocain d’études sur les réfugiés, Aziz Chahir, a estimé qu’au Royaume du Maroc «tous les voyants sont au rouge, et même un miracle ne saurait sauver le régime du Makhzen». Pour Chahir, «tous les indicateurs montrent que le Makhzen traverse sa pire crise depuis des décennies, et ce, dans tous les domaines», en référence à la grogne sociale au Maroc (manifestations, protestations et mouvements de grève touchant l’ensemble des secteurs). Abordant la situation économique dans le pays, il a indiqué que «la croissance économique du Maroc ne dépasse pas 1 %, et les réserves de change ne peuvent couvrir qu’une période de 6 mois d’importations, avec une baisse des investissements directs étrangers».
L’éminent chercheur n’a pas manqué d’évoquer la question des droits de l’homme, notamment avec la hausse alarmante des restrictions et des atteintes, la poursuite des juristes en raison de leurs opinions ainsi que le recours par le régime en place à des accusations à caractère sexuel et à de fausses accusations de blanchiment d’argent et d’espionnage.
A ce tire, il a noté que quiconque exprimant son opinion par rapport à la politique du Makhzen est pris pour cible, y compris des journalistes, des juristes et des militants des droits humains, comme l’ont déjà affirmé de nombreuses organisations internationales humanitaires et de défense des droits de l’homme.
Dans ce contexte, Aziz Chahir a qualifié le Royaume de «pays le plus injuste d’Afrique, en raison de la détérioration de la situation des droits de l’homme», ajoutant que «la misère touche toutes les classes de la société».
Evoquant la normalisation des relations entre le Royaume du Maroc et l’entité sioniste, largement condamnée par le peuple marocain, le chercheur a souligné que cette politique «n’a pas eu l’écho souhaité» par le Makhzen, dans un pays «au bord de l’effondrement».
M. D.

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