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dimanche 27 novembre 2022

Selon l’immunologue Djenouhat : Situation épidémiologique inquiétante mais maîtrisable si on accélère la vaccination

Alors qu’en Algérie les variants du coronavirus continuent de se propager à grande vitesse, l’acquisition de quantités suffisantes de vaccins contre la pandémie accuse un énorme retard. Ce qui risque d’aggraver encore la situation, face au relâchement total des mesures préventives et l’absence de fermeté des autorités observé ces derniers jours. Depuis son lancement fin janvier, très peu d’Algériens ont été vaccinés, alors que des milliers de citoyens se sont inscrits sur des listes d’attente. Les promesses d’arrivées de vaccins de plusieurs laboratoires étrangers et la possibilité de produire le vaccin localement étaient quotidiennes de la part des responsables, donnant ainsi au citoyen l’illusion d’en finir une bonne fois pour toutes avec le cauchemar pandémique. Un budget conséquent a même été mobilisé par l’Etat pour l’acquisition de quantités suffisantes du vaccin. Invité de la rédaction de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, le Professeur Kamel Djenouhat, président de l’Association algérienne d’immunologie, déplore un grand retard dans l’acquisition du vaccin contre le coronavirus. De son avis, on aurait pu éviter cette peur d’une troisième vague aujourd’hui, si on avait importé de grandes quantités de vaccins pour une vaccination massive lors de la relative accalmie vécue dans la période janvier-février. «Voilà le résultat de ce retard !», a-t-il indiqué. Interpellant les hautes autorités à «prendre conscience du risque à encourir», vu la situation épidémiologique inquiétante, le Professeur est convaincu que la situation critique dépend de trois aspects très importants à savoir : «l’acquisition de grandes quantités de vaccins, le respect strict par les citoyens des mesures préventives et la fermeté des autorités par rapport à ces mesures». «C’est malheureux de parler de cette inconscience aujourd’hui, alors qu’on était confortable lorsqu’on avait atteint une immunité collective de 50 % et que dans pareil cas cette dernière devait être à 70 %», a-t-il regretté. Il a estimé, par ailleurs, que la situation demeure néanmoins inquiétante et maîtrisable si on agit plus vite, sans quoi «on frôle la catastrophe». Pour y parvenir, le Professeur Djenouhat a appelé les autorités à être «plus fermes et intransigeants, surtout par rapport au port du masque et la distanciation physique».
Rappelant que l’Algérie a passé sa première commande de vaccin en retard par rapport à d’autres pays, le spécialiste a insisté sur l’importation de très grandes quantités de vaccins diversifiés en plus de Spoutnik comme l’AstraZeneca qui est, selon lui, sans risque et dont l’utilisation est autorisée depuis avant-hier au Canada.
Louisa Ait Ramdane

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