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mardi 16 août 2022

Selon le Professeur Kamel Djenouhat: Une partie du personnel médical refuse de recevoir le vaccin

Si les spécialistes sont favorables à la vaccination et ne cessent d’appeler la population à se faire vacciner en masse, une partie du personnel médical éprouve une certaine réticence face au vaccin anti-Covid19. Ce positionnement anti-vaccin pourrait conduire au pire, regrette le Professeur Kamel Djenouhat, chef du service d’immunologie de l’hôpital de Rouiba. La situation pandémique en Algérie n’est pas rassurante. Le nombre d’infections augmente rapidement, notamment avec le variant Delta. Le pire est à craindre, selon les spécialistes qui multiplient les appels de détresse et s’alarment d’une situation catastrophique dans les hôpitaux. Malgré les appels à l’observation des mesures barrières et l’intensification de la campagne de vaccination, la courbe des contaminations au coronavirus poursuit malheureusement sa hausse.
En Algérie, en plus de la réticence affichée par la population, le personnel médical semble lui aussi bouder la piqûre. Invité d’une émission hebdomadaire de la Télévision nationale, Pr Djenouhat a dit regretter la réticence du corps médical à se faire vacciner. «La réticence du personnel soignant à se faire vacciner pourrait conduire à une hausse des contaminations par le Covid-19 chez cette catégorie, du fait des contacts directs et permanents avec les cas hospitalisés», a-t-il mis en garde, soulignant la propagation rapide du variant Delta.
Il a invité, dans ce cadre, les personnels du secteur de la Santé à participer à l’opération de vaccination pour laquelle l’Etat a mis en place tous les moyens nécessaires pour éviter la propagation du Covid-19, notamment le variant Delta, très répandu dans le monde et qui touche les jeunes, vu que la campagne de vaccination avait touché au début les personnes âgées et les malades chroniques uniquement. Interrogé sur la réinfection au Covid-19 chez les cas vaccinés, Pr Dejnouhat, qui n’a pas écarté ce cas de figure, a expliqué que le vaccin protège à hauteur de plus de 60 %. En cas de réinfection, le cas n’est pas très grave. Citant pour exemple les cas admis à l’EPH de Rouiba, le même spécialiste a soutenu que «45 % des tests ressortent positifs. Le problème alarmant réside dans les cas contacts qui circulent librement, participant, ainsi, à la propagation du Covid-19».
Pour sa part, le chef du service des urgences et réanimation au CHU Mustapha-Pacha, Pr Amine Salmi, qui a tiré la sonnette d’alarme, a fait savoir que «sur un total de 30 cas positifs au Covid-19 qui se trouvent au service réanimation, un seul cas s’est fait vacciner, démontrant, ainsi, que certaines catégories de la société ne prennent pas conscience quant à l’importance du vaccin et ne respectent pas les gestes barrières».
Selon le même intervenant, la poursuite de la situation épidémiologique sur cette cadence, la non réalisation d’un taux important de population vaccinée et le non-respect des gestes barrières pourraient aboutir à des complications plus dangereuses, notamment le manque de lits de réanimation. Les deux spécialistes ont appelé tous les citoyens à l’impératif de faire preuve de vigilance durant l’Aïd el Adha et d’éviter les rassemblements et les visites familiales.
Louisa Ait Ramdane

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