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mardi 9 août 2022

Selon le président de l’Abef Investissement : un mois pour le traitement des dossiers

Les banques ont répondu favorablement à 95 % des demandes de crédit qui leur ont été soumises, a indiqué, hier, Lazhar Latreche, président de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef), lors de son passage à la Radio nationale. Durant l’année passée, le nombre des dossiers étudiés était de 6 814 dossiers, alors que durant l’année en cours le nombre est de 5 785. Cela renseigne, a-t-il indiqué, que les banques ont accompli un «grand travail» malgré la crise sanitaire due à l’épidémie de coronavirus. Ce travail consiste en l’accompagnement des investisseurs et le rééchelonnement des crédits des entreprises en difficulté à cause de l’épidémie. Selon Lazhar Latrache, le délai d’étude des dossiers de crédit au niveau des banques ne dépasse pas un mois pour les crédits à l’investissement et 10 jours pour les crédits d’exploitation. «Cela vise à permettre d’accompagner les investisseurs dans un délai court afin de leur permettre de concrétiser leur projets», a-t-il indiqué. Le président de l’Abef a souligné aussi que les banques publiques ont participé au financement des secteurs d’investissement, notamment ceux ayant pour but de développer les exportations, pour un montant dépassant 5 455 milliards DA entre l’année 2020 et 2021. Il a expliqué, au passage, que «les banques jouent un grand rôle dans le plan de relance économique en accompagnant les investisseurs pour la réalisation de leurs projets». Il a ajouté que le grand rôle est dévolu aux banques, notamment publiques, pour le financement de l’économie nationale, et ce, grâce à la force de leur capital. D’où d’ailleurs, a-t-il précisé, les instructions fermes du Premier ministre, ministre des Finances Aimene Benabderrahmane, au début 2021, exhortant les banques à financer les investisseurs et accompagner toutes les entreprises. Lazhar Latreche n’a pas manqué d’expliquer que «le programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de relance de l’économie nationale a pour but de faire bouger la route de la croissance économique qui se base sur la création d’un climat adéquat à l’investissement pour la création de la richesse et des postes d’emploi». «Malgré la conjoncture difficile que traverse le monde en général et l’Algérie en particulier à cause de la pandémie de coronavirus, il n’empêche que les banques et les établissements financiers ont accompli leur tâche principale, à savoir l’accompagnement de ce programme en finançant tous les projets d’investissement à valeur ajoutée», a-t-il estimé. Le président de l’Abef a insisté, par ailleurs, sur le fait que «le financement de l’économie nationale doit se faire dans la transparence, en définissant tous les secteurs économiques importants, en mesure de créer de la valeur ajoutée et faire rentrer de la devise au pays, tout en satisfaisant les besoins des consommateurs et l’exportation de l’excédent à l’étranger». Il a également indiqué que «l’Algérie a bien avancé dans la mise en place de la finance islamique, atteignant les objectifs escomptés en parvenant à attirer plus de 10 milliards de dinars». Sur un autre plan, l’orateur a indiqué que le retour des crédits d’acquisition de voitures interviendra avec la reprise de l’importation des véhicules neufs. La durée d’étude des dossiers ne dépassera pas une semaine, a-t-il affirmé.
Massi Salami

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