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mardi 28 septembre 2021

Séisme en Indonésie: Les pluies torrentielles compliquent les recherches

Les pluies torrentielles compliquaient hier les recherches des éventuels survivants du séisme qui a fait au moins 73 morts et des milliers de sans-abri sur l’île indonésienne de Célèbes.
Des grues et des pelles mécaniques ont été déployées dans les ruines des bâtiments dévastés de Mamuju, la ville la plus touchée par le tremblement de terre de magnitude 6,2 de vendredi matin.
Il a provoqué la panique chez les habitants de l’ouest de l’île, déjà dévasté en 2018 par un très fort séisme suivi d’un tsumani dévastateur qui avait fait 4 300 morts.
On ignore combien de corps sont encore sous les décombres, ou si des survivants y sont toujours pris au piège.
«Les pluies posent des difficultés supplémentaires car elles risquent de provoquer l’effondrement total de certains bâtiments endommagés, et les répliques aussi», a déclaré Octavianto, un secouriste de 37 ans qui, comme beaucoup d’Indonésiens, n’a qu’un seul nom.
Les engins lourds doivent en outre prendre toutes les précautions, car déplacer des débris trop rapidement peut s’avérer fatal pour les personnes coincées en-dessous.
«Toutes les personnes que nous avons trouvées étaient mortes», a déclaré Octavianto. «Après plus de 24 heures, il est probable que les personnes ensevelies soient mortes».
Au total, 73 décès ont été recensés, selon les autorités. Un précédent bilan faisait état de 60 morts.
Des images aériennes de la capitale de la province de Sulawesi occidental, une ville de 110 000 habitants baignée par le Détroit de Makassar, montrent quantités de bâtiments en ruine, parmi lesquels un hôpital ou le bureau du gouverneur.
Des milliers de personnes ayant perdu leurs maisons ont trouvé refuge sous des abris de fortune, généralement une tente recouverte d’une bâche.
Beaucoup disent manquer de nourriture et de couvertures. Des vivres et des équipements d’urgence ont été dépêchés sur l’île par avions et bateaux, et la marine a envoyé un navire médical pour suppléer les hôpitaux encore en fonctionnement.
Si des milliers de personnes ont perdu leurs maisons, d’autres ne veulent pas rentrer chez elles, par peur de répliques ou d’un tsunami comme en 2018. «C’est mieux de s’abriter au cas où quelque chose de pire arrive», explique un habitant de Mamuju, Abdul Wahab, réfugié sous une tente avec son épouse et quatre enfants, dont un bébé. «Nous espérons que le gouvernement pourra nous envoyer vite de l’aide, des vivres, des médicaments et du lait pour les enfants».
Près du seul hôpital de la ville encore relativement intact, un dispensaire a été créé pour accueillir les blessés, certains souffrant de membres cassés.
Parmi eux, Wawan, qui a été secouru par des voisins alors qu’il avait été enseveli sous les décombres. «J’étais traumatisé», a dit cet homme de 27 ans.
Initialement, il ne voulait pas aller à l’hôpital faire examiner sa fracture au pied. «Mais je me suis laissé convaincre quand j’ai su que les gens étaient traités à l’extérieur».
Inquiètes d’une éventuelle flambée de Covid-19 dans des campements surpeuplés, les autorités ont annoncé qu’elles allaient tenter de constituer des groupes de personnes en fonction des risques.
«La situation en Indonésie relève de l’urgence», a affirmé l’ONG Project Hope. «Le Covid-19 complique encore la réponse».

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