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dimanche 26 juin 2022

Se sentant méprisés par le gouvernement: Les infirmiers protestent à Rabat

Le front social ne cesse de s’enflammer au Maroc, mettant le gouvernement Akhannouch, qui n’affiche que mépris face aux revendications, dans une fâcheuse position.

Exacerbés par leur situation socioprofessionnelle, les infirmiers et techniciens de la santé au Maroc ont manifesté, jeudi, devant leur ministère de tutelle à Rabat, pour dénoncer les termes d’un accord signé entre leurs représentants syndicaux et le gouvernement, ont rapporté des médias locaux.
Se sentant « trahis » par cet accord, les contestataires ont organisé un sit-in devant le ministère de la Santé et de la Protection sociale suite à leur « exclusion » des résultats du dialogue sectoriel entre le ministère et l’ensemble des syndicats représentant le secteur.

Ainsi, le membre du Conseil national du Syndicat indépendant des infirmiers, Maso Hamid a qualifié l’accord signé de « farce », déplorant le fait qu’il a exclu les demandes des infirmiers et des techniciens de la santé qui étaient incluses dans les commissions thématiques ayant été formées au cours du mandat de l’ancien gouvernement afin de discuter des doléances des infirmiers avant de les transférer aux comités centraux.
Parmi les principales revendications des infirmiers et techniciens de la santé figure « l’indemnisation des risques professionnels, qui n’est pas prévue dans l’accord », a-t-il  récisé.

Selon lui, il s’agit également de « doléances qui ne nécessitent aucun coût financier comme la création de l’ordre des infirmiers et des techniciens de santé, l’élaboration du référentiel d’emploi et de compétences (REC), la révision des conditions de promotion en plus du recrutement des diplômés qui souffrent du chômage et dont le nombre s’élève à quelque 6.000 diplômés, sachant que le secteur connaît une forte pénurie d’infirmiers et de techniciens de santé ».
Pour sa part, le Mouvement des infirmiers et techniciens de santé du Maroc, qui a également participé au sit-in devant le ministère à Rabat, a dénoncé le manque de considération de la part du gouvernement d’Aziz Akhannouch qui fait la sourde oreille quant à ses revendications légitimes.

« Toute la lutte et les efforts qu’on a faits pendant ces 10 dernières années sont tombés à l’eau. On a reconnu les efforts et le travail de toutes les professions de santé, moralement et financièrement, sauf les infirmiers qui étaient au front face à pandémie et ont fait en sorte que la campagne de vaccination soit réussie et se passe dans de bonnes conditions », s’est offusquée Fatima-Zahra Belline, membre du Mouvement.

« Ils ont banalisé notre travail et nos efforts. Ils nous ont trahis », a-t -elle également déploré, relevant que le fait de ne pas répondre aux revendications des infirmiers et techniciens de santé n’est pas lié à une question de budget, puisque même les revendications qui n’engagent pas le volet financier n’ont pas été satisfaites.

Pour rappel, le Mouvement des infirmiers et techniciens de la santé au Maroc avait annoncé une grève nationale de trois jours, du 2 au 4 mars dans tous les services hospitaliers et centres de santé, à l’exception des services d’urgences, de réanimation et de soins intensifs.

Nassim S.

 

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