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mardi 28 juin 2022

Sayada-Mostaganem: L’aéroclub tarde à voir le jour

Les pouvoirs publics, soucieux de promouvoir l’investissement stratégique dans la wilaya, ont tablé sur la réhabilitation de l’aérodrome de Sayada. Un investissement assez coûteux, repris pour être mis en valeur par le prolongement de sa piste d’atterrissage et la construction de sa nouvelle aérogare assez moderne. Il y a lieu de préciser que cet aérodrome, réalisé il y a plus de soixante années, utilisé comme aéroclub après l’indépendance puis abandonné des années durant, refait aujourd’hui peau neuve. Il reste évident que doter la wilaya d’un aérodrome, d’une gare maritime, de la réouverture du chemin de fer et d’une pénétrante sur l’autoroute Est-Ouest, cadrait parfaitement avec la vision avant-gardiste d’externaliser la wilaya pour des objectifs économiques et de développement. Aujourd’hui, l’investissement est là pour servir, bien évidemment, cette expectative de voir la wilaya faire évoluer son commerce extérieur, son fret et son transport aérien. Pour ce faire, les autorités de la wilaya avaient aussi pensé à la réouverture de l’aéroclub. C’est ainsi que Mohamed Razali, président de l’Association de l’Aéroclub, ancien formateur et pilote de ligne en retraite, fut sollicité par les autorités afin de relancer les activités aéronautiques et d’aviation au sein du nouvel équipement. Lors d’un entretien avec le président de l’association de l’aéroclub, en l’occurence M. Razali, il affirme que son association est prête à relancer l’activité aéronautique au niveau de Sayada. Car, dira-t-il, parmi les membres de l’AAM, il y a un potentiel d’anciens du monde aéronautique disposés à relever le défi. Il ajoutera : «Le principal axe du projet de l’aéroclub c’est la formation». Selon lui, c’est une opportunité pour les jeunes de la wilaya pour intégrer le monde de l’aéronautique en ayant une base théorique solide, d’entrer dans la sphère de l’apprentissage de l’aérologie, d’acquérir une expérience élémentaire de la pratique du vol, d’être en contact avec les professionnels de l’aéronautique. Enfin, l’école se chargera aussi, par le biais d’un partenariat avec l’Université, de dispenser aux apprentis les connaissances en aérodynamique, aéronautique, avec à la clé des études sur les aéronefs, sur la sécurité des vols, etc. Mais, conclura le président, l’aéroclub aurait besoin d’appareils, de salles de formation pour accueillir les apprenants au niveau du site. M. Razali estime, finalement, que parmi les activités de l’aérodrome, la réouverture de l’aéroclub est une valeur ajoutée aux objectifs de développement arrêtés par les autorités locales.
Lotfi Abdelmadjid

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